C'est parti pour le récit en photos de ma plus grosse sortie VTT en Islande. Il est vrai que je me suis généralement contenté de sorties courtes, surtout par sécurité en fait. Mais ce jour là la météo était assez sûre, je me suis donc lancé dans cet aller-retour jusque Strutslaug.
Départ du refuge d'Holaskjol, je rate le début de la trace ce qui me vaut un bout sur la piste F208, mais bon comme c'est une des plus belles pistes d'Islande on va dire que c'est pas trop grave. J'arrive assez rapidement à retomber sur la trace en coupant un champ par des sentes de chevaux. Et quelle trace ! Un petit sentier de rêve au milieu des prairies, jusqu'à ce petit encaissement annonciateur de la première rivière à franchir à gué.
En effet la voici. Rien de difficile, maximum 40cm d'eau et un courant pas fort. Rester prudent, car il est toujours possible de glisser, et puis bon en se cognant la tête et en étant très malchanceux y'a toujours moyen de se noyer dans 10cm d'eau. Juste le petit côté inquiétant, c'est que juste en aval (à la limite de la photo à gauche), y'a une petite cascade dont à mon avis on ne remonte pas. Mais encore une fois, très peu de courant, très peu de fond, donc pas de stress. C'est froid mais ça passe.
On oublie vite car le sentier qui suit est de toute beauté. Je croise un petit groupe de marcheurs, les seuls que je verrai de la journée sur ma trace, même si je suis un trail certes non balisé mais plutôt bien marqué.
Ah c'est beau, ces grands espaces ! J'arrive au refuge de Alftavatnakrokur, je visite les lieux, c'est superbe, super bien équipé avec chauffage et tout. Regret de pas avoir emporté de quoi y passer la nuit au retour...
Ce sera une des leçons du voyage : se déplacer en voiture pour aller chercher des spots ici ou là c'est génial pour gagner du temps, c'est aussi un confort certain, mais ça limite quand même assez souvent les possibilités de grands tours. Note pour la prochaine fois, dans ce cas je pense que la formule idéale est de prévoir des tours de deux jours, avec retour à la voiture à la fin, puis direction vers un nouveau tour. Par exemple aujourd'hui je vais faire l'aller-retour, alors que j'aurais pu pousser une heure plus loin que Strutslaug, passer la nuit dans un autre refuge, et revenir à Holaskjol par un autre chemin. C'est une reflexion que je me suis faite quasiment sur chaque spot que j'ai visité : faire des boucles de deux jours. Bon maintenant avec l'expérience de ce séjour ça me parait super évident, mais ça ne l'était pas du tout devant l'écran de l'ordinateur à quelques milliers de kilomètres de là.
Le temps de réfléchir à tout ça, je tombe au-dessus du refuge sur un gué de la F233. Celui-là je l'avais au mieux oublié, au pire complètement zappé en me renseignant sur la trace. J'arrive par la droite sur la photo ci-dessous.
L'explication est en fait simple : il y a un passage à sec juste en aval, sur un pont artificiel de rochers au niveau d'une jolie petite cascade (sous la table de pique-nique), dont l'écume vire sacrément au turquoise. Superbe ! Je reste un moment à admirer ce petit coin à moi tout seul.
Et on repart en longeant les bords de rives, la même rivière ou un de ses affluents depuis le départ. Il s'agit toujours de la Syðri Ofaera, ma seule compagnie de la journée, que ma trace traverse à plusieurs reprises.
Parfois les bras stagnent en petits étangs dans lesquels se reflète le ciel bleu. Vert bleu, bleu vert... une de mes photos préférées de tout le séjour.
Evidemment il y a toujours quelques moutons pour se faire remarquer.
Encore des petites cascades au niveau du gué suivant, cette fois impossible de passer à sec.
Les mêmes depuis l'autre rive, puisque c'est passé sans souci.
La trace continue en surplomb de ce magnifique bazar. Un spot complètement insignifiant à l'échelle des merveilles de l'Islande, qui ne porte d'ailleurs même pas de nom, mais à côté duquel on peut quand même rester un bon moment en admiration, et griller une bonne partie de la pellicule dans l'appareil photos.
Et puis ça monte, le paysage change, direction le col pour passer dans la vallée de l'autre côté. La trace est bien nette, une ancienne piste... Je me demande toutefois d'où elle vient, puisque d'un côté comme de l'autre il ne semble y avoir aucun accès en véhicule. Mais ne jamais sous-estimer les véhicules utilisés par les Islandais.
On se trouve alors à environ 650m d'altitude, niveau ambiance et isolement ça équivaut à un bon 2000m chez nous je pense... La météo tient donc c'est tout bon, on profite.
Le Dad en mode camouflage, mais pas assez fluo.
Ce qui est embêtant c'est qu'il reste pas mal de neige par endroits, et qu'après chaque névé à traverser il faut retrouver la trace à la sortie, ce qui n'est pas toujours évident. Donc navigation au cap au GPS, en évitant tant que possible les reliefs embêtants. C'est franchement usant, même si à part la neige ça roule quasiment tout le temps. Enfin j'arrive au-dessus de la vallée visée, à moitié inondée mais je ne veux pas la traverser, je veux aller au Strutslaug dans le coin tout à droite.
Le Strutslaug, le voici en panoramique. Ah, le plaisir simple d'une baignade à 40°, tout seul dans une plaine immense encerclée de montagnes enneigées. C'est presque dommage qu'il fasse aussi chaud aujourd'hui (15° environ).
On en profite pour sécher les affaires, chaussures, chaussettes... Bon
ça sert à rien vu qu'il y a une petite rivière à traverser juste en
repartant, mais bon pour le principe. Un couple d'Islandais arrive de
l'opposé, juste avant que je ne reparte, juste l'occasion d'échanger
quelques mots. Il faut en profiter, hors des villes on rencontre très
rarement des Islandais, ce n'est pas surprenant sachant qu'ils sont
environ 300000 et que chaque été il y a plus d'un million de touristes
qui viennent les envahir.
Mouillé pour mouillé, je retraverse pour aller voir la source de plus près.
Et donc l'eau chaude, elle vient de là :
Retour par le même chemin. La piste, elle monte sous la neige, donc on va tirer à gauche en portant le vélo, et on rattrapera plus tard. Cette remontée vers le col est éprouvante, le bain m'a endormi et c'est dur de repartir.
Sur la photo suivante, on a l'impression d'un champs de roches. En fait, le sol est tout mou, les parties foncées sont un genre de mousse qui s'applatit quand on marche dessus. Top confort.
Celui-là je crois que c'était le plus gros névé à traverser, vers le haut. La photo rend rien, même avec mes traces de pas de l'aller. Heureusement qu'il y a une partie découverte au milieu, car à cet endroit c'est très raide et ça aurait été difficile à remonter sur la neige. Sur le petit plateau en haut je rencontre les moutons les plus peureux de tout le pays, qui s'enfuient au sprint dès que je m'approche à moins de 200 mètres ! C'est pas encore aujourd'hui qu'on va caresser de la laine vivante.
Retour au gué des petites cascades. Le niveau semble plus haut que le matin (c'est à peu près toujours le cas, même si ce n'est pas une rivière glaciaire), donc je prends le temps de chercher le meilleur passage. Les règles à suivre sont assez simples... Déjà, c'est plus facile de passer légèrement de biais contre le courant, plutôt que de se laisser emporter dans l'élan. Passage large implique courant moins fort et/ou moins de fond, logique. Si la rivière se divise en plusieurs bras, c'est encore mieux, ça divise d'autant les forces. Il vaut mieux entrer et sortir par une rive convexe, le courant creusant naturellement plus les fonds à "l'extérieur" des virages de la rivière, tandis que les graviers s'accumulent à "l'intérieur", donc moins de profondeur. Bon tout ça c'est la théorie, en pratique y'a pas toujours autant de choix. En l'occurence voici le passage choisi ci-dessous.
Content, c'était la dernière difficulté de la sortie. Il reste encore le tout premier gué à re-traverser, mais au pire si je le sens pas il y a le magnifique refuge juste à côté, je ne passerai pas la "nuit" dehors. Mais ça passe aussi, malgré un niveau plus haut que le matin (de l'eau jusque mi-cuisse quand même). Il n'y a plus qu'à se laisser descendre vers Holaskjol, à flanc de colline.
Voilà c'est fini, après 50km et 1000m D+, mais quand même 5h30 sans les pauses pour en venir à bout.
Et nuit en refuge pour bien récupérer, quatre occupants dans un dortoir d'une trentaine de places, ça valait pas le coup de monter la tente !
mardi 18 août 2015
vendredi 14 août 2015
VTT : Ljotipollur
Seulement une quinzaine de kilomètres... mais sortie d'anthologie ! Récit en photos.
Arrivée dans la matinée au Landmannalaugar, le site le plus visité du centre de l'Islande. Le temps est maussade et vu de là ça donne pas forcément très envie.
Juste pour info, petit tour des lieux sur la photo ci-dessus. Au premier plan, les deux dernières rivières à passer à gué pour accéder au parking. A gauche, le camping qui fait un peu pitié par rapport à celui où je suis installé, ça fait un peu camp de réfugiés. Plein centre, les refuges, remarquez la hauteur de la coulée de lave, qui fait bien trois fois la hauteur des bâtiments ! Les fumées à droite, elles viennent des sources chaudes... on ira voir ça de plus près en fin de journée, héhéhé. Et le sommet, c'est le Bláhnjúkur, sur lequel sont prises beaucoup de photos de VTT en Islande... Bon on ira voir de plus près, mais déjà d'ici ça me semble bien raide, et j'ai pas forcément la motivation pour porter le vélo là-haut.
Mais pour l'instant, demi-tour et direction une petite boucle que j'avais repérée et qui semblait intéressante à rouler. Donc je laisse la "foule" dans mon dos et direction le cratère du Ljotipollur. La trace emprunte tout d'abord une petite allée dans la plaine. Pas désagréable, le sol est super souple, c'est bizarre mais ça roule bien.
Puis ça se transforme en petit single ultra ludique, excellente surprise !
Je rattrape un groupe de touristes avec un guide, qui ne semble pas surpris de voir un vélo sur ce sentier, je me dis que c'est bon signe pour la suite. Et un peu que ça va être bon ! Je contourne le premier mont par ce petit sentier, un peu technique par moments, mais ça passe partout, et même la montée qui suit est raide mais ça passe sur le vélo. C'est beau ! Panorama dingue tout autour de moi, je passe autant de temps sur le vélo qu'arrêté à contempler... Ca y est j'ai vraiment l'impression d'être arrivé en Islande. C'est mon troisième séjour dans ce pays, mais il y a toujours un petit temps d'adaptation le temps de réaliser qu'on est bien là, que c'est réel.
Bientôt le sommet :
De l'autre côté, des touristes qui repartent du lac, par la descente que je prendrai un peu plus tard.
Encore une vue lointaine de la descente qui suivra, derrière la neige. Et le Frostadavatn en fond, au bord duquel j'ai petit-déjeuné le matin.
Le sommet du sentier, waouh. Evidemment c'est un ancien volcan, je ne sais pas trop comment ça s'est transformé en lac mais c'est sublime. Que de couleurs, entre le bleu impénatrable de l'eau, et les flancs noir, vert, rouge... Et je vous assure que les photos ne rendent rien. C'est immense, sur la deuxième photo essayez de repérer en tout petit le véhicule blanc au sommet de la crête, là où une piste accède directement.
Je reste un bon moment là-haut, puis c'est la descente, super fun et encore très intéressante d'un point de vue VTT, décidément cette boucle est parfaite. Bref, le sentier serpente dans le champ de lave, en toute simplicité.
Je repasse au bord du Frostadavatn, ça remonte légérement, j'appuie fort sur les pédales car c'est super bon de rouler dans un tel environnement ! Puis à nouveau un beau sentier qui longe un chaos pas possible, c'est déchiqueté de partout, et en même temps recouvert de mousse toute moelleuse. Et cette météo de rêve.
Et on retombe déjà sur le Landmannalaugar. Voilà pour cette petite boucle absolument exceptionnelle.
Bien envie de refaire un tour, car j'ai vu un autre single qui partait dans une autre direction, et puis aussi une variante dans la descente. Mais la météo s'est améliorée et je me dis qu'il faut en profiter pour aller faire la boucle sur le Bláhnjúkur. Comme je la sens pas en vélo, je me dis que je vais déjà aller voir à pieds... Après coup (3h de marche), ouais y'avait effectivement des spots à faire en vélo. Mais comme j'ai déjà bien galéré à monter à pieds (1h à bon rythme), je sais pas si j'y serais parvenu avec le vélo sur les épaules. Donc ce sera pour une prochaine fois.
Je vous mets quand même quelques photos de la balade à pieds.
Alors c'est quand même pas la petite grimpette bâclée en cinq minutes, voir les silouhettes des gens qui sont au sommet sur la première photo ci-dessous. On n'y est pas ! La photo est prise à peu près au milieu de l'ascension. Et avec toujours le stress de la météo, car de l'autre côté derrière et pas si loin on voit que ça tombe des cordes à quelques kilomètres à peine, mais en fait ça tiendra.
La vue au sommet, complètement hallucinante... Une des plus belles d'Islande, ce qui veut dire beaucoup.
Pour une idée de l'échelle, repérez les marcheurs sur la crête ci-dessous, en bas à gauche...
La descente, ça doit passer en vélo, mais bon c'est très raide, et le sol est très fuyant. Y'a moyen de se faire plaisir, mais aussi de dévaler la pente plus vite que prévu sur les côtés. Sans regret, je pense avoir plus profité des vues en prenant bien mon temps à pieds.
Encore un truc qui fume au milieu, cet endroit est dingue...
L'autre côté du champ de lave, avec à gauche le début de la vallée de Vondugil (je crois).
Et comme promis, pour finir, le petit bain bien mérité, rien de mieux pour finir une journée d'efforts ! Petit bassin à la jonction de rivières froide et bouillante. Pour la température de l'eau, selon les emplacements c'était entre tiède et trop chaud... Mais on commence à bien s'écarter du blog, dans le prochain article retour au vrai VTT !
Arrivée dans la matinée au Landmannalaugar, le site le plus visité du centre de l'Islande. Le temps est maussade et vu de là ça donne pas forcément très envie.
Juste pour info, petit tour des lieux sur la photo ci-dessus. Au premier plan, les deux dernières rivières à passer à gué pour accéder au parking. A gauche, le camping qui fait un peu pitié par rapport à celui où je suis installé, ça fait un peu camp de réfugiés. Plein centre, les refuges, remarquez la hauteur de la coulée de lave, qui fait bien trois fois la hauteur des bâtiments ! Les fumées à droite, elles viennent des sources chaudes... on ira voir ça de plus près en fin de journée, héhéhé. Et le sommet, c'est le Bláhnjúkur, sur lequel sont prises beaucoup de photos de VTT en Islande... Bon on ira voir de plus près, mais déjà d'ici ça me semble bien raide, et j'ai pas forcément la motivation pour porter le vélo là-haut.
Mais pour l'instant, demi-tour et direction une petite boucle que j'avais repérée et qui semblait intéressante à rouler. Donc je laisse la "foule" dans mon dos et direction le cratère du Ljotipollur. La trace emprunte tout d'abord une petite allée dans la plaine. Pas désagréable, le sol est super souple, c'est bizarre mais ça roule bien.
Puis ça se transforme en petit single ultra ludique, excellente surprise !
Je rattrape un groupe de touristes avec un guide, qui ne semble pas surpris de voir un vélo sur ce sentier, je me dis que c'est bon signe pour la suite. Et un peu que ça va être bon ! Je contourne le premier mont par ce petit sentier, un peu technique par moments, mais ça passe partout, et même la montée qui suit est raide mais ça passe sur le vélo. C'est beau ! Panorama dingue tout autour de moi, je passe autant de temps sur le vélo qu'arrêté à contempler... Ca y est j'ai vraiment l'impression d'être arrivé en Islande. C'est mon troisième séjour dans ce pays, mais il y a toujours un petit temps d'adaptation le temps de réaliser qu'on est bien là, que c'est réel.
Bientôt le sommet :
De l'autre côté, des touristes qui repartent du lac, par la descente que je prendrai un peu plus tard.
Encore une vue lointaine de la descente qui suivra, derrière la neige. Et le Frostadavatn en fond, au bord duquel j'ai petit-déjeuné le matin.
Le sommet du sentier, waouh. Evidemment c'est un ancien volcan, je ne sais pas trop comment ça s'est transformé en lac mais c'est sublime. Que de couleurs, entre le bleu impénatrable de l'eau, et les flancs noir, vert, rouge... Et je vous assure que les photos ne rendent rien. C'est immense, sur la deuxième photo essayez de repérer en tout petit le véhicule blanc au sommet de la crête, là où une piste accède directement.
Je reste un bon moment là-haut, puis c'est la descente, super fun et encore très intéressante d'un point de vue VTT, décidément cette boucle est parfaite. Bref, le sentier serpente dans le champ de lave, en toute simplicité.
Je repasse au bord du Frostadavatn, ça remonte légérement, j'appuie fort sur les pédales car c'est super bon de rouler dans un tel environnement ! Puis à nouveau un beau sentier qui longe un chaos pas possible, c'est déchiqueté de partout, et en même temps recouvert de mousse toute moelleuse. Et cette météo de rêve.
Et on retombe déjà sur le Landmannalaugar. Voilà pour cette petite boucle absolument exceptionnelle.
Bien envie de refaire un tour, car j'ai vu un autre single qui partait dans une autre direction, et puis aussi une variante dans la descente. Mais la météo s'est améliorée et je me dis qu'il faut en profiter pour aller faire la boucle sur le Bláhnjúkur. Comme je la sens pas en vélo, je me dis que je vais déjà aller voir à pieds... Après coup (3h de marche), ouais y'avait effectivement des spots à faire en vélo. Mais comme j'ai déjà bien galéré à monter à pieds (1h à bon rythme), je sais pas si j'y serais parvenu avec le vélo sur les épaules. Donc ce sera pour une prochaine fois.
Je vous mets quand même quelques photos de la balade à pieds.
Alors c'est quand même pas la petite grimpette bâclée en cinq minutes, voir les silouhettes des gens qui sont au sommet sur la première photo ci-dessous. On n'y est pas ! La photo est prise à peu près au milieu de l'ascension. Et avec toujours le stress de la météo, car de l'autre côté derrière et pas si loin on voit que ça tombe des cordes à quelques kilomètres à peine, mais en fait ça tiendra.
La vue au sommet, complètement hallucinante... Une des plus belles d'Islande, ce qui veut dire beaucoup.
Pour une idée de l'échelle, repérez les marcheurs sur la crête ci-dessous, en bas à gauche...
La descente, ça doit passer en vélo, mais bon c'est très raide, et le sol est très fuyant. Y'a moyen de se faire plaisir, mais aussi de dévaler la pente plus vite que prévu sur les côtés. Sans regret, je pense avoir plus profité des vues en prenant bien mon temps à pieds.
Encore un truc qui fume au milieu, cet endroit est dingue...
L'autre côté du champ de lave, avec à gauche le début de la vallée de Vondugil (je crois).
Et comme promis, pour finir, le petit bain bien mérité, rien de mieux pour finir une journée d'efforts ! Petit bassin à la jonction de rivières froide et bouillante. Pour la température de l'eau, selon les emplacements c'était entre tiède et trop chaud... Mais on commence à bien s'écarter du blog, dans le prochain article retour au vrai VTT !
jeudi 13 août 2015
VTT : Saudleysuvatn
Premier petit roulage en Islande ! Après une très courte nuit la veille, et une journée de routes et de pistes pour rejoindre le camping de Landmannahellir, ce n'était pas la grande forme et le but était surtout de vérifier que le vélo avait bien supporté le voyage.
Bon et pourquoi pas aller voir le Hrafnabjargavatn. Mais finalement je m'en suis tenu à quelques photos au-dessus du Saudleysuvatn... déjà très joli ceci dit. Le plus grand lac n'était que 4km plus loin, mais en rase campagne désertique ça semble beaucoup 4km. Et puis l'ambiance n'était pas très réjouissante avec une météo qui semblait très menaçante, contrairement à ce qu'on voit sur les photos, j'ai sélectionné.
Bref, grosse sortie de 11km, le vélo tourne rond, c'est tout ce que je voulais vérifier. Pour les jambes, on verra dans les prochains jours.
Bon et pourquoi pas aller voir le Hrafnabjargavatn. Mais finalement je m'en suis tenu à quelques photos au-dessus du Saudleysuvatn... déjà très joli ceci dit. Le plus grand lac n'était que 4km plus loin, mais en rase campagne désertique ça semble beaucoup 4km. Et puis l'ambiance n'était pas très réjouissante avec une météo qui semblait très menaçante, contrairement à ce qu'on voit sur les photos, j'ai sélectionné.
Bref, grosse sortie de 11km, le vélo tourne rond, c'est tout ce que je voulais vérifier. Pour les jambes, on verra dans les prochains jours.
| Au départ du camping... y'a pas foule ! |
| Au bord de la piste d'accès au camping |
| Derrière moi, la montée empruntée, une ancienne piste qui s'est transformée en double sentier. Elle ne doit être plus utilisée que par les rares pêcheurs qui viennent aux lacs. |
| Saudleysuvatn |
| Saudleysuvatn, pour donner une idée le lac est situé à 580m d'altitude |
| C'était bien Saudleysuvatn ! |
mercredi 12 août 2015
Elsass'Bike
Première édition, et j'espère pas la dernière !
Dimanche 5 juillet, matin : réveil à 4h30, après maximum 3h de sommeil à cause de la chaleur... dur ! 1h20 de route pour rejoindre Wangenbourg et le départ de cette première de l'Elsass'Bike. Sur la route, un panneau lumineux dans un village : "bonjour, il est 5h30, il fait 25°". Malgré un petit orage cette nuit qui a collé un peu la poussière, côté température ça s'est pas arrangé... on va souffrir !
Retrait du sac coureur, avec un super accueil, présentations, et explications sur le parcours et ses différentes boucles, ça donne bien envie.
Départ groupé à 7h00 pour le 130km, on doit être une trentaine maxi. Petite allée puis piste, on prend de l'altitude assez rapidement, ce qui nous offre de jolies vues sur les massifs environnants : c'est beau ! Petite descente sur piste pour rejoindre le premier des sept ravitaillements de la journée.
Suite de la descente et on prend un petit single très sympathique, typiquement vosgien sur les épines de sapins, les racines et les cailloux. Je détecte un bruit suspect sur le vélo, je m'arrête pour constater que l'étrier de frein arrière bouge ! Précisément l'adaptateur IS>PM s'est desserré. Deux coups de vis et c'est réglé, mais j'ai eu du bol de pas perdre de vis, je n'ai pas de rechange sur moi et ça aurait pu être la fin de la balade. On est alors au km 21, je repars pour finir cette super descente au milieu des sapins humides.
Puis une alternance de pistes, allées, je me souviens aussi d'un chouette single le long d'un ruisseau, bref ça roule tranquille. Toutefois physiquement c'est pas génial, j'ai un peu mal à la cuisse (séquelle de la chute à Millau, j'ai encore un petit hématome qui touche un nerf et ça me compresse un peu), et mal au dos (peut-être séquelle de Millau aussi, mais plutôt à cause du poids du sac à dos bourré de flotte je pense).
Km 45 on arrive dans une zone évoquée au départ au briefing, une piste à découvert pendant quelques km. Heureusement on passe assez tôt, mais ça cogne quand même pas mal sur le casque. C'est dingue, autant à l'ombre l'atmosphère est pesante mais reste assez supportable, autant dès qu'on passe au soleil on est instantanément assommé. Premier passage du Col de la Schleif, km 50. Parasol, ravito au top, je dévore les morceaux de pastèques, refais le plein d'eau (le premier d'une longue série).
Descente sur de beaux sentiers, et on repasse à Wangenbourg pour finir la boucle 1, non sans quelques petits taquets pas forcément visibles sur le profil, mais qui font quand même bien mal. Petite pause improvisée au bord d'un (dans un) ruisseau pour refroidir les pieds, les jambes, les bras, la tête... c'est toujours ça de pris pour éviter ou au moins limiter la surchauffe.
Et on repart sur la boucle 2 par une piste montante à nouveau vers le Col de la Schleif, par un chemin différent, une piste large d'abord, puis on bifurque sur un joli single en bord de rivière, ah du frais ! Ca continue assez technique, c'est pas évident sur les racines mais super plaisant à rouler. A la sortie de ce sentier, il me semble qu'on apperçoit le col... en contrebas ! Juste à se laisser descendre tranquillement sur un bout de piste pour y arriver. Petite surprise qui fait un bien fou, à ce moment j'envisage à nouveau la suite avec un peu d'optimisme.
Au ravito je retrouve Gilles qui a l'air d'aller mieux que moi, un participant Allemand qui a l'air d'aller moins bien que moi, et c'est à peu près tout. J'y reste encore un moment, mange bien, le temps de bien récupérer, et ensuite on se concentre sur la descente, je repars avec Gilles. Une descente super extra ! Full single, du cassant, du rapide, du secouant, de belles courbes en tobogan, excellent. Et bien sympa de la faire en duo, on sait jamais ce qui peut arriver et on ne voit pas souvent d'autres vélos sur cette longue promenade. En bas, la claque : un mur d'environ 25% en plein soleil, pas long, peut-être 100m, mais ça calme direct. On bascule pour la fin de la descente... sur une piste de pavés bien secouante. Nouveau ravito en bord de route, qu'on pensait zapper, mais finalement bien utile, ne serait-ce que pour souffler un peu, récupérer de la descente (et ouais) et se tremper à nouveau à la fontaine. On repart sur un joli sentier en balcon en bordure de route, encore un super passage.
Km 87, on est en bas, faut remonter... toujours la même rengaine, c'est ça le vélo hein ! Prochain objectif le ravito du Zollstock au km 100. Une très longue ascension quasiment que sur du sentier plus ou moins raide. Je me traine, je suis cuit. Pas en hypoglicémie, pas trop déshydraté, mais à mon avis juste très très fatigué à cause du manque de sommeil, je m'endors quasiment sur le vélo. Et vaincu par la chaleur. J'ai rarement été aussi à bout, et pourtant j'en ai fait quelques-uns des trucs débiles ces dernièers années. Je m'arrête plusieurs fois, parfois plusieurs minutes, et deux autres participants me dépassent. je retrouve l'un deux (Jérémy) un peu plus haut allongé sur un banc. Il me fait un peu de place, on reste là un moment à se demander ce qu'on fait là. A la fois content de nous, mais impatient d'en finir, mais on est bien quand même à profiter de ce beau tracé, de la forêt... mais bon c'est dur quand même. Débat sans fin, donc on repart. J'annonce qu'après le ravito je redescends et finis sur le 110km, il me dit qu'il insistera pour boucler le 130km. Vu qu'il parait aussi mal que moi, j'en doute fortement. Un des avantages d'être à deux dans ce genre de situation, c'est qu'on peut se concentrer sur les difficultés de l'autre, ça occupe l'esprit. Bon en attendant on finit tous les deux à pieds la dernière portion de sentier encombrée de pierres, et on arrive enfin à ce sacré ravito.
C'est le rassemblement des éclopés ! Ce ravito, il est super dur à rejoindre, mais encore plus à quitter ! En plus les gens (comme partout ailleurs au passage) sont super sympas : "prenez un siège, tenez un verre d'eau fraiche, vous voulez à manger ? que je vous verse un peu d'eau sur la tête ? il nous reste des plateaux repas si vous voulez, attendez je vous remplis votre verre, allongez vos jambes, je pose votre casque là juste à côté...". J'y reste pas loin de 30min je pense. D'autres concurrents arrivent, et ils semblent tous avoir le même vélo... Jérémy me confirme que j'hallucine pas, il est venu dans un groupe d'une quinzaine de son club, et ils roulent tous en Cannondale !
A partir de ce ravito trois options sont discutées parmi tous les concurrents : rentrer par la route (bof), descendre et finir sur le 110km (ça c'est moi, cool), descendre et faire la boucle supplémentaire pour le 130km (on sait jamais). Allez c'est parti... encore 500m de montée avec une petite pause brimbelles, et on bascule dans la descente. Ah que c'est bon cette descente... le tout début (magnifique) est commun avec une descente de la matinée, mais ensuite ça bifurque pour continuer de plus belle. C'est bon et ça passe super vite.
Voilà il ne reste plus qu'à remonter légèrement (et tranquillement) vers l'arrivée. j'entame le retour, et là surprise les jambes répondent super bien. J'essaie d'accélérer, et j'arrive à maintenir un bon rythme. Mais ils ont mis quoi dans mes verres d'eau là-haut ? J'arrive à la séparation des parcours 110/130, pile 10 heures après être parti. à gauche la dernière petite boucle du 130 (encore 16-17km), à droite le retour. Bam, je descends un pignon, j'enquille à gauche, et c'est parti ! Motivé par l'envie de profiter un maximum de ma dernière sortie du séjour, un peu dans un état second par cet étonnant second souffle retrouvé, je roule pendant 40min quasiment en rythme XC court, un truc de fou, et gros gros plaisir d'avoir de telles sensations après 10h de rando. J'en rattrape Jérémy juste avant le dernier ravito, il me demande ce que j'ai pris, peut-être les brimbelles !! On ne s'arrête pas longtemps et on s'attaque à la dernière longue bosse, très éprouvante, d'abord dans les champs en plein soleil, et ensuite un interminable single montant de presque 3km, dans lequel je laisse mes dernières forces, fin du second souffle, game over (again) ! Mais le plus gros est fait, il ne reste plus qu'une petite succession de faux-plats sur pistes et singles descendants. Je distance Jérémy au gré de ses arrêts crampes (aucune crampe pour moi d'ailleurs, étonnant), et il me rattrape avec mes pauses. La dernière, obligé de descendre du vélo et m'assoir un peu par terre, à un kilomètre de l'arrivée... c'est pas qu'on veut faire durer le truc, mais ça devient juste impossible d'avancer. A ce stade on sait qu'on va aller au bout, mais c'est juste une question de temps. Encore un taquet bien raide, on se croit arrivés, et non y'a encore un mini détour, sur le coup je ne comprends pas, en fait c'était juste pour nous faire passer juste devant le château de Wangenbourg, bah je l'ai pas vu, pourtant il est imposant !
Cette fois c'est fini, retour au gymnase, il n'y a plus grand monde sur place mais on est accueilli comme des héros, applaudissements, photo finish, photo devant l'affiche de l'épreuve, t-shirt finisher, bouteille d'eau froide... la douche est chaude (pas envie), le jet d'eau pour les vélos est froid (ah ça c'est mieux). On échange quelques impressions avec les organisateurs, je leur dis tout le bien que j'ai pensé de cette première édition : beau parcours, ça manque peut-être un petit peu de singles sur la première moitié mais c'est plaisant quand même, la deuxième boucle est top, et la petite troisième très sympa aussi. De toutes façons sur 130km il faut de la variété.
Balisage absolument parfait, malgré la fatigue je n'ai jamais eu la moindre hésitation pendant presque 12h passées sur le parcours ! J'en finis donc en 11h50 environ (au compteur 127km et 2980m D+), avec certes beaucoup de pauses et d'arrêts cumulés, environ 2h je pense. C'était déjà suffisamment difficile comme ça en mode rando, on n'a jamais regardé le chrono, et d'ailleurs ça donne une bonne ambiance où tout le monde prend le temps de profiter. Le parcours en soi n'est pas très difficile, ça reste du assez roulant très beau et très ludique. Après ce qui est difficile c'est la longueur, 130km ça reste un gros morceau quand même, avec les problématiques habituelles d'alimentation/hydratation. Et surtout avec la chaleur cette année, c'était vraiment la grosse difficulté.
Sinon, j'en parle pas beaucoup parce que je connais déjà un peu, mais il y a quand même beaucoup de points de vue et de belles choses à voir tout au long du parcours. je trouve que ça fait un beau déplacement pour quelqu'un qui n'a jamais roulé là-haut, dans les Vosges du Nord, entre Moselle et Bas-Rhin.
A lire aussi, le chouette compte-rendu sur Vojo Magazine.
Dimanche 5 juillet, matin : réveil à 4h30, après maximum 3h de sommeil à cause de la chaleur... dur ! 1h20 de route pour rejoindre Wangenbourg et le départ de cette première de l'Elsass'Bike. Sur la route, un panneau lumineux dans un village : "bonjour, il est 5h30, il fait 25°". Malgré un petit orage cette nuit qui a collé un peu la poussière, côté température ça s'est pas arrangé... on va souffrir !
Retrait du sac coureur, avec un super accueil, présentations, et explications sur le parcours et ses différentes boucles, ça donne bien envie.
Départ groupé à 7h00 pour le 130km, on doit être une trentaine maxi. Petite allée puis piste, on prend de l'altitude assez rapidement, ce qui nous offre de jolies vues sur les massifs environnants : c'est beau ! Petite descente sur piste pour rejoindre le premier des sept ravitaillements de la journée.
Suite de la descente et on prend un petit single très sympathique, typiquement vosgien sur les épines de sapins, les racines et les cailloux. Je détecte un bruit suspect sur le vélo, je m'arrête pour constater que l'étrier de frein arrière bouge ! Précisément l'adaptateur IS>PM s'est desserré. Deux coups de vis et c'est réglé, mais j'ai eu du bol de pas perdre de vis, je n'ai pas de rechange sur moi et ça aurait pu être la fin de la balade. On est alors au km 21, je repars pour finir cette super descente au milieu des sapins humides.
Puis une alternance de pistes, allées, je me souviens aussi d'un chouette single le long d'un ruisseau, bref ça roule tranquille. Toutefois physiquement c'est pas génial, j'ai un peu mal à la cuisse (séquelle de la chute à Millau, j'ai encore un petit hématome qui touche un nerf et ça me compresse un peu), et mal au dos (peut-être séquelle de Millau aussi, mais plutôt à cause du poids du sac à dos bourré de flotte je pense).
Km 45 on arrive dans une zone évoquée au départ au briefing, une piste à découvert pendant quelques km. Heureusement on passe assez tôt, mais ça cogne quand même pas mal sur le casque. C'est dingue, autant à l'ombre l'atmosphère est pesante mais reste assez supportable, autant dès qu'on passe au soleil on est instantanément assommé. Premier passage du Col de la Schleif, km 50. Parasol, ravito au top, je dévore les morceaux de pastèques, refais le plein d'eau (le premier d'une longue série).
Descente sur de beaux sentiers, et on repasse à Wangenbourg pour finir la boucle 1, non sans quelques petits taquets pas forcément visibles sur le profil, mais qui font quand même bien mal. Petite pause improvisée au bord d'un (dans un) ruisseau pour refroidir les pieds, les jambes, les bras, la tête... c'est toujours ça de pris pour éviter ou au moins limiter la surchauffe.
Et on repart sur la boucle 2 par une piste montante à nouveau vers le Col de la Schleif, par un chemin différent, une piste large d'abord, puis on bifurque sur un joli single en bord de rivière, ah du frais ! Ca continue assez technique, c'est pas évident sur les racines mais super plaisant à rouler. A la sortie de ce sentier, il me semble qu'on apperçoit le col... en contrebas ! Juste à se laisser descendre tranquillement sur un bout de piste pour y arriver. Petite surprise qui fait un bien fou, à ce moment j'envisage à nouveau la suite avec un peu d'optimisme.
Au ravito je retrouve Gilles qui a l'air d'aller mieux que moi, un participant Allemand qui a l'air d'aller moins bien que moi, et c'est à peu près tout. J'y reste encore un moment, mange bien, le temps de bien récupérer, et ensuite on se concentre sur la descente, je repars avec Gilles. Une descente super extra ! Full single, du cassant, du rapide, du secouant, de belles courbes en tobogan, excellent. Et bien sympa de la faire en duo, on sait jamais ce qui peut arriver et on ne voit pas souvent d'autres vélos sur cette longue promenade. En bas, la claque : un mur d'environ 25% en plein soleil, pas long, peut-être 100m, mais ça calme direct. On bascule pour la fin de la descente... sur une piste de pavés bien secouante. Nouveau ravito en bord de route, qu'on pensait zapper, mais finalement bien utile, ne serait-ce que pour souffler un peu, récupérer de la descente (et ouais) et se tremper à nouveau à la fontaine. On repart sur un joli sentier en balcon en bordure de route, encore un super passage.
Km 87, on est en bas, faut remonter... toujours la même rengaine, c'est ça le vélo hein ! Prochain objectif le ravito du Zollstock au km 100. Une très longue ascension quasiment que sur du sentier plus ou moins raide. Je me traine, je suis cuit. Pas en hypoglicémie, pas trop déshydraté, mais à mon avis juste très très fatigué à cause du manque de sommeil, je m'endors quasiment sur le vélo. Et vaincu par la chaleur. J'ai rarement été aussi à bout, et pourtant j'en ai fait quelques-uns des trucs débiles ces dernièers années. Je m'arrête plusieurs fois, parfois plusieurs minutes, et deux autres participants me dépassent. je retrouve l'un deux (Jérémy) un peu plus haut allongé sur un banc. Il me fait un peu de place, on reste là un moment à se demander ce qu'on fait là. A la fois content de nous, mais impatient d'en finir, mais on est bien quand même à profiter de ce beau tracé, de la forêt... mais bon c'est dur quand même. Débat sans fin, donc on repart. J'annonce qu'après le ravito je redescends et finis sur le 110km, il me dit qu'il insistera pour boucler le 130km. Vu qu'il parait aussi mal que moi, j'en doute fortement. Un des avantages d'être à deux dans ce genre de situation, c'est qu'on peut se concentrer sur les difficultés de l'autre, ça occupe l'esprit. Bon en attendant on finit tous les deux à pieds la dernière portion de sentier encombrée de pierres, et on arrive enfin à ce sacré ravito.
C'est le rassemblement des éclopés ! Ce ravito, il est super dur à rejoindre, mais encore plus à quitter ! En plus les gens (comme partout ailleurs au passage) sont super sympas : "prenez un siège, tenez un verre d'eau fraiche, vous voulez à manger ? que je vous verse un peu d'eau sur la tête ? il nous reste des plateaux repas si vous voulez, attendez je vous remplis votre verre, allongez vos jambes, je pose votre casque là juste à côté...". J'y reste pas loin de 30min je pense. D'autres concurrents arrivent, et ils semblent tous avoir le même vélo... Jérémy me confirme que j'hallucine pas, il est venu dans un groupe d'une quinzaine de son club, et ils roulent tous en Cannondale !
A partir de ce ravito trois options sont discutées parmi tous les concurrents : rentrer par la route (bof), descendre et finir sur le 110km (ça c'est moi, cool), descendre et faire la boucle supplémentaire pour le 130km (on sait jamais). Allez c'est parti... encore 500m de montée avec une petite pause brimbelles, et on bascule dans la descente. Ah que c'est bon cette descente... le tout début (magnifique) est commun avec une descente de la matinée, mais ensuite ça bifurque pour continuer de plus belle. C'est bon et ça passe super vite.
Voilà il ne reste plus qu'à remonter légèrement (et tranquillement) vers l'arrivée. j'entame le retour, et là surprise les jambes répondent super bien. J'essaie d'accélérer, et j'arrive à maintenir un bon rythme. Mais ils ont mis quoi dans mes verres d'eau là-haut ? J'arrive à la séparation des parcours 110/130, pile 10 heures après être parti. à gauche la dernière petite boucle du 130 (encore 16-17km), à droite le retour. Bam, je descends un pignon, j'enquille à gauche, et c'est parti ! Motivé par l'envie de profiter un maximum de ma dernière sortie du séjour, un peu dans un état second par cet étonnant second souffle retrouvé, je roule pendant 40min quasiment en rythme XC court, un truc de fou, et gros gros plaisir d'avoir de telles sensations après 10h de rando. J'en rattrape Jérémy juste avant le dernier ravito, il me demande ce que j'ai pris, peut-être les brimbelles !! On ne s'arrête pas longtemps et on s'attaque à la dernière longue bosse, très éprouvante, d'abord dans les champs en plein soleil, et ensuite un interminable single montant de presque 3km, dans lequel je laisse mes dernières forces, fin du second souffle, game over (again) ! Mais le plus gros est fait, il ne reste plus qu'une petite succession de faux-plats sur pistes et singles descendants. Je distance Jérémy au gré de ses arrêts crampes (aucune crampe pour moi d'ailleurs, étonnant), et il me rattrape avec mes pauses. La dernière, obligé de descendre du vélo et m'assoir un peu par terre, à un kilomètre de l'arrivée... c'est pas qu'on veut faire durer le truc, mais ça devient juste impossible d'avancer. A ce stade on sait qu'on va aller au bout, mais c'est juste une question de temps. Encore un taquet bien raide, on se croit arrivés, et non y'a encore un mini détour, sur le coup je ne comprends pas, en fait c'était juste pour nous faire passer juste devant le château de Wangenbourg, bah je l'ai pas vu, pourtant il est imposant !
Cette fois c'est fini, retour au gymnase, il n'y a plus grand monde sur place mais on est accueilli comme des héros, applaudissements, photo finish, photo devant l'affiche de l'épreuve, t-shirt finisher, bouteille d'eau froide... la douche est chaude (pas envie), le jet d'eau pour les vélos est froid (ah ça c'est mieux). On échange quelques impressions avec les organisateurs, je leur dis tout le bien que j'ai pensé de cette première édition : beau parcours, ça manque peut-être un petit peu de singles sur la première moitié mais c'est plaisant quand même, la deuxième boucle est top, et la petite troisième très sympa aussi. De toutes façons sur 130km il faut de la variété.
Balisage absolument parfait, malgré la fatigue je n'ai jamais eu la moindre hésitation pendant presque 12h passées sur le parcours ! J'en finis donc en 11h50 environ (au compteur 127km et 2980m D+), avec certes beaucoup de pauses et d'arrêts cumulés, environ 2h je pense. C'était déjà suffisamment difficile comme ça en mode rando, on n'a jamais regardé le chrono, et d'ailleurs ça donne une bonne ambiance où tout le monde prend le temps de profiter. Le parcours en soi n'est pas très difficile, ça reste du assez roulant très beau et très ludique. Après ce qui est difficile c'est la longueur, 130km ça reste un gros morceau quand même, avec les problématiques habituelles d'alimentation/hydratation. Et surtout avec la chaleur cette année, c'était vraiment la grosse difficulté.
Sinon, j'en parle pas beaucoup parce que je connais déjà un peu, mais il y a quand même beaucoup de points de vue et de belles choses à voir tout au long du parcours. je trouve que ça fait un beau déplacement pour quelqu'un qui n'a jamais roulé là-haut, dans les Vosges du Nord, entre Moselle et Bas-Rhin.
A lire aussi, le chouette compte-rendu sur Vojo Magazine.
lundi 13 juillet 2015
Lozérienne VTT, avec une pensée pour Jérôme
Le mois de juin est désormais associé à la Lozère dans mon agenda cycliste... Déjà la 4ème édition et ma 4ème participation à ce gros weekend de beau VTT.
Côté compétition, on ne peut pas dire que j'y ai fait des étincelles. A la fois à court de forme car sortant de trois semaines sans entrainement, et encore fragilisé par ma blessure de début mai, j'ai roulé tout le weekend sans forcer, et heureusement car ce ne fut pas pour autant pas facile de rejoindre l'arrivée. Mais l'objectif a été rempli, et ce fut une belle satisfaction de boucler à nouveau cette course après mon abandon de l'an dernier.
Le weekend a comme d'habitude débuté par le prologue urbain dans le superbe petit village de La Canourgue, toujours une belle ambiance, et le plaisir d'être là, on sait que c'est le début d'un des plus beaux weekends de l'année. Circuit légèrement remanié, et surtout chaque concurrent fait désormais deux passages, et c'est plutôt cool, on profite encore plus.
Le samedi débute malheureusement par une minute de silence sur la ligne de départ, car Jérôme, l'un des concurrents du prologue la veille, nous a quittés, j'imagine suite à un accident cardiaque. Je ne le connaissais pas, mais il nous accompagnera quand même en pensées tout le weekend.
La première spéciale est ma préférée, avec la descente vers le Château de la Caze, la traversée du Tarn à gué (de l'eau jusqu'aux genoux !), et le joli sentier en bordure de rivière. Mais la suite est superbe aussi, avec le long sentier en balcon dans les gorges, le pique-nique à Ste-Enimie, la remontée vers Champerboux... c'est dur mais on en profite un maximum. Et une spéciale inédite pour revenir vers Montrodat. 78km et 2300m D+ à la journée, même en gérant un petit rythme, on le sent passer !
Le dimanche est moins exigeant, avec trois spéciales au programme :
- la montée vers le Truc de Fortunio, pour aller chercher le sublime point de vue
- le tour du Lac de Charpal, le grand classique de l'épreuve !
- et la dernière longue spéciale à profil plutôt descendant, vers Mende.
49km, 1100m D+, et que du bonheur sur le vélo ! Le tout bien sûr sous un grand soleil.
Grand merci à toute l'équipe d'organisation et tous les bénévoles d'avoir continué à oeuvrer pour notre plaisir dans des circonstances si particulières. Et rendez-vous en 2016 pour la 5ème ! En espérant pouvoir y arriver en pleine forme pour jouer essayer d'améliorer mon classement et me battre un peu plus avec les copains.
En attendant on pourra voir et revoir la vidéo de cette année ci-dessous.
Côté compétition, on ne peut pas dire que j'y ai fait des étincelles. A la fois à court de forme car sortant de trois semaines sans entrainement, et encore fragilisé par ma blessure de début mai, j'ai roulé tout le weekend sans forcer, et heureusement car ce ne fut pas pour autant pas facile de rejoindre l'arrivée. Mais l'objectif a été rempli, et ce fut une belle satisfaction de boucler à nouveau cette course après mon abandon de l'an dernier.
Le weekend a comme d'habitude débuté par le prologue urbain dans le superbe petit village de La Canourgue, toujours une belle ambiance, et le plaisir d'être là, on sait que c'est le début d'un des plus beaux weekends de l'année. Circuit légèrement remanié, et surtout chaque concurrent fait désormais deux passages, et c'est plutôt cool, on profite encore plus.
Le samedi débute malheureusement par une minute de silence sur la ligne de départ, car Jérôme, l'un des concurrents du prologue la veille, nous a quittés, j'imagine suite à un accident cardiaque. Je ne le connaissais pas, mais il nous accompagnera quand même en pensées tout le weekend.
La première spéciale est ma préférée, avec la descente vers le Château de la Caze, la traversée du Tarn à gué (de l'eau jusqu'aux genoux !), et le joli sentier en bordure de rivière. Mais la suite est superbe aussi, avec le long sentier en balcon dans les gorges, le pique-nique à Ste-Enimie, la remontée vers Champerboux... c'est dur mais on en profite un maximum. Et une spéciale inédite pour revenir vers Montrodat. 78km et 2300m D+ à la journée, même en gérant un petit rythme, on le sent passer !
Le dimanche est moins exigeant, avec trois spéciales au programme :
- la montée vers le Truc de Fortunio, pour aller chercher le sublime point de vue
- le tour du Lac de Charpal, le grand classique de l'épreuve !
- et la dernière longue spéciale à profil plutôt descendant, vers Mende.
49km, 1100m D+, et que du bonheur sur le vélo ! Le tout bien sûr sous un grand soleil.
Grand merci à toute l'équipe d'organisation et tous les bénévoles d'avoir continué à oeuvrer pour notre plaisir dans des circonstances si particulières. Et rendez-vous en 2016 pour la 5ème ! En espérant pouvoir y arriver en pleine forme pour jouer essayer d'améliorer mon classement et me battre un peu plus avec les copains.
En attendant on pourra voir et revoir la vidéo de cette année ci-dessous.
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