vendredi 31 mai 2019

24h de Buthiers

Probablement un des plus beaux 24h de France, avec un cadre magnifique, un circuit bien joueur, une organisation au top.

Plus en détails... la base de loisirs de Buthiers (77), c'est super beau à rouler, les pinèdes, des gros rochers partout, des sentiers dans tous les sens. Circuit de 8km pour environ 150m de dénivelé. Rien d'effrayant a priori, mais les petites bosses sont assez raides et font bien mal, surtout quand ça monte dans le sable. Même un petit portage avec des grosses marches infranchissables à vélo. Pour ma part je trouve que ça fait du bien de descendre un peu du vélo, même si cette saleté de vélo en acier reste lourde à porter !



Arrivée sur place le samedi matin, ce n'est pas si loin de Paris donc pas besoin de faire le trajet dès le vendredi soir. Toute petite attente avant de pouvoir monter se garer en haut à l'entrée du camping, rien de méchant. La pluie qui n'a pas cessé depuis la veille s'arrête enfin au moment où je m'installe dans la zone réservée aux solos. On peut installer le campement en bordure de circuit, parfait. On sera environ une trentaine de solos au départ de cette course.

Derniers préparatifs, je commence à être bien rôdé au niveau de mon organisation perso. Chaque chose à sa place, les réserves d'eau préparées à l'avance pour les bidons, les ravitos bien accessibles, les repas juste à réchauffer, les tenues déjà triées, etc. Tout doit être accessible et à sa place, une multitude de détails à régler pour se faciliter la vie pendant tout le weekend, surtout que je suis sans assistance. Un peu de repos et comme toujours les dernières heures avant le départ passent assez vite.

Départ à 15h, surtout ne pas partir trop vite, ça c'est facile je sais faire. On commence l'apprentissage du circuit, qui comporte plusieurs sections communes avec les dernières manches de XCO locales. Quasiment que du monotrace donc, pas de gros piège technique, et surtout un circuit bien propre, le terrain sablonneux ayant complètement absorbé la pluie, ça c'est toujours très étonnant ici. On ne s'ennuie jamais sur ce beau tracé qui demande une concentration de tous les instants.

Grosse concentration sur la boucle de départ
Je boucle mes premiers tours en 45 minutes environ, en enchaînant des séries de 2 tours avec petites pauses pour changement de bidon et mini ravito. Le premier moment difficile intervient après 5 ou 6h de course, c'est tôt pour être déjà à bout de forces... mais pas de panique, la forme peut revenir. Je marque alors une première pause plus longue pour me réchauffer un mini dîner sur mon stand. Le repas fait du bien, et ajouté au plaisir de rouler dans le noir, la première moitié de la nuit se passe plutôt bien. Mon rythme a forcément beaucoup ralenti, mais la fatigue n'est plus autant marquée, je suis confiant sur l'objectif de ne pas faire de pause pour dormir.



La fin de la nuit est plus fraiche, je décide donc de ralentir encore le rythme mais de m'arrêter moins souvent, pour éviter de me refroidir. On commence aussi à regarder le classement régulièrement histoire de se motiver. Je navigue aux alentours du top 10, selon les arrêts de chacun. La fin de nuit et surtout le petit matin sont très froids, moins de 5° au thermomètre. Avec la fatigue, ça devient très difficile de se réchauffer. Au plus froid je roule avec cuissard long + sous-vêtement chaud + polo + veste thermique (la grosse bleue !) + buff sous-casque + gants hiver, et malgré tout ça j'ai du mal à me réchauffer.

Pédale et arrête de te plaindre

Le lever du jour est toujours magnifique à vivre en forêt sur un vélo, annoncé par les chants des oiseaux et les coqs des alentours. Je pointe alors à la 6ème place du classement en catégorie solo, assez loin du top 5 donc je décide de plutôt regarder derrière moi. J'ai deux tours d'avance sur le 7ème, mais je suis une fois de plus à bout de forces, toujours aussi faible et en manque de calories... En l'espace de 3h je perds un tour, je n'avance plus.

alors, ça rigole moins là ?

Je décide de faire une longue pause, pour m'allonger environ 15-20 minutes (mais environ 40 minutes au total), ce qui me fait perdre mon deuxième tour d'avance vers la fin de la matinée. Il reste quelques heures de course, et je vais passer le reste des 24h à surveiller un voisin de campement, Philippe, 7ème, qui navigue entre 10 et 20 minutes derrière moi. Je repars systématiquement pour un nouveau tour quand il finit le sien. On démarrera même notre dernière boucle avec seulement quelques secondes d'écart. Mais ma longue pause m'a fait un bien fou, et je retrouve des super sensations, et des temps au tour comparables à ceux de la veille, je m'étonne même à quasiment enchaîner deux tours à bloc en fin de course.



Je parviens donc à conserver ma 6ème place, qui me satisfait pleinement, vu que je n'avais réalisé aucune prépa spécifique longue distance depuis le début de l'année, et que je manque encore beaucoup de foncier. Par contre, c'est un de mes 24h les mieux gérés à tout point de vue : rythme, pauses, alimentation, résistance au sommeil (pas dormi du tout, enfin je crois pas), aucun souci mécanique, tout ceci m'a permis de rouler entre 19 et 20h en cumulé. Je finis avec 25 tours, ce qui correspond environ à 208km et 4300m D+.



Bref très beau weekend de 24h VTT... un bon circuit, une super orga (les classements en direct en ligne, le top !), de la chance avec la météo malgré la nuit froide, une belle ambiance entre participants, tout était parfait, à l'année prochaine !

vendredi 17 mai 2019

Canaux de l'Est

Belle promenade avec le CX !

Aller par Canal de l'Ourcq, au début magnifique piste cyclable qui serpente le long du canal. Puis chemins de hâlage quasi déserts. Demi-tour à Meaux (une prochaine fois j'irai plus loin, car le canal est loin d'être fini), et retour par les bords de Marne. Là c'est dans un premier temps c'est beaucoup moins aménagé, la vitesse moyenne en prend un coup. Ensuite ça roule mais beaucoup de monde (jour férié + beau temps) donc gros slalom un peu pénible.

Une très bonne sortie de foncier / endurance ! (125km, quasiment 6h de roulage).







Relive 'canaux de l'Est (foncier)'

mardi 14 mai 2019

3H VTT de Ban-de-Laveline

C'était un 14 avril 2019, en plein hiver.
Température moyenne, zéro degré.
Les sapins, la neige, et toujours un super cadre pour cette course bien conviviale.
Circuit sympa, plus physique que technique, mais sympa.
10 tours, c'était bien assez pour se réchauffer.
Résultat 6 ou 7ème, à 4 tours de la victoire, y'a de la marge c'est bien.







mercredi 27 mars 2019

Girona MTB Challenge - Etapa 3

Je redoutais la récup (le manque de) après la grosse journée de la veille... Du coup, départ tranquille, et je roule sans trop forcer sur une grosse moitié d'étape. Pas forcément envie de refaire le coup de la veille. Cette fois je roule avec Germain, qui va un peu moins vite que Séb donc c'est parfait pour soigner mon cas.


Aujourd'hui, c'est chaleur, et singletracks à gogo. Ça change pas trop des autres jours en fait. Mais ça roule un peu mieux quand même, il y a plus de secteurs faciles il me semble, ou alors peut-être qu'on s'habitue. C'est le dernier jour et on regrette presque déjà que ce soit fini, alors même fatigué j'essaie d'appuyer un peu plus sur les pédales pour finir.



C'est juste à la faveur de la dernière longue montée que je pars en éclaireur devant, pour boucler cette dernière journée en un peu moins de 4h. Finalement beaucoup moins fatigué que la veille, je pourrais repartir pour une quatrième étape !



Classement général final, 240ème sur 327 classés (environ 400 partants). C'est moins bien que l'année dernière, mais on sort d'une grosse saison de cyclo-cross et je suis encore en pleine période de foncier...

Bon sinon sans rigoler, c'est toujours top cette course, rien à redire ! Je comprends tout à fait qu'on ne puisse plus s'en passer, et d'ailleurs pour moi ce sera obligatoirement une troisième participation en 2020.


mardi 26 mars 2019

Girona MTB Challenge - Etapa 2

Alors en fait non, c'est pas du tout le même genre que la veille. En plus de la distance marathon, le terrain est cette fois beaucoup plus exigeant. 

Départ identique, mais la suite ne sera que succession de petites bosses raides suivies de descentes tortueuses. Ça ne fait qu'enchaîner, tout le temps, sans arrêt, c'est complètement fou. On se surprend parfois à éprouver un petit soulagement à retrouver un petit bout de route ou tout autre passage bien roulant.


Déjà pas super bien au départ, je ne fais que décliner, mais on roule à deux avec Séb et ça passe sans trop de mal, on apprécie un max, même si les kilomètres ne défilent pas vite sur le compteur ! Si bien qu'à mi-étape je suis déjà au bout au bout de mes forces, et je préfère ne pas me demander comment je vais réussir à finir. 

Probablement bien aidé par la fatigue, j'en profite pour me prendre une belle chute vers le km50, dans un toboggan poussiéreux. Par chance aucun dommage, mais petit coup de stress dont le contrecoup va finir de m'achever. Je pensais être déjà à bout de forces, mais je m'enfonce encore bien plus bas. Plus rien ne suit, plus de jambes, plus de tête, j'en oublie de m'alimenter, la suite est horrible. Une heure en enfer jusqu'au dernier ravitaillement, juste à plus ou moins maintenir le vélo entre les arbres, et les montées au ralenti, entreooupées de pauses, je ne tiens plus sur le vélo !


Dernier ravitaillement, je dis à Séb de partir, car j'en ai pour un moment pour me refaire un peu. Grosse pause, j'avale tout ce que je peux, et je me motive à repartir, car la fin est moins compliquée, malgré de nombreux casse-pattes. Je trouve même le moyen de rouler avec un mec de Lozère intrigué par ma tenue. Sur la fin je repasse à nouveau en mode sauve-qui-peut, mais je finis.

Après coup, je me demande si je suis déjà allé aussi loin dans l'épuisement pour rallier une ligne d'arrivée, j'en suis pas sûr (bon à part sur les cyclo-cross évidemment, mais c'est un autre sport). En même temps, un de mes plus beaux parcours depuis longtemps en VTT, qui donne envie de s'accrocher pour en profiter jusqu'au bout.


Et il reste une étape à gérer après tout ça...


lundi 25 mars 2019

Girona MTB Challenge - Etapa 1

Deuxième petit stage VTT à l'étranger, idéalement planifié dans le cadre de ma prépa pour la prochaine saison. C'est donc parti pour la première étape du magnifique Girona Challenge. La boucle côté Nord, de mémoire par rapport à l'année dernière, le parcours que j'avais le moins apprécié des trois, même si ça reste du tout bon.

Départ rapide sur une douzaine de kilomètres à dominante ascendante, dans le but d'étirer le peloton. Ça marche plus ou moins, à mon échelon (milieu de peloton) on sera quand même ralenti quelques fois, au moins dix minutes perdues au total je pense. Pas grave, j'en profite pour anticiper le ravitaillement.


Parce qu'ensuite on commence à enchaîner les fameux singles de Girona (ceux dont on rêve toute l'année), sur une étape très nerveuse, des montées jamais longues, beaucoup de relances. Bon vous me connaissez, en général je relance pas trop, ça fait mal aux jambes. Et des descentes assez variées mais toujours très sympas, pas trop techniques (rien à voir avec la Med Epic par exemple), mais super ludiques.


Et comme on ne s'ennuie jamais ici, et bien ça passe assez vite ces 55km. Quand même bien usé à l'approche de l'arrivée, et le dernier long sentier "Nespresso" le long de la rivière qu'on connait bien, extra mais que cette fois j'ai bien subi. Mais bon on était passés déjà deux fois à cet endroit l'an dernier, donc heureusement le vélo se souvient bien des trajectoires et ça roule tout seul, malgré ces horribles odeurs de café.



3h20 sans trop forcer, et heureusement parce que même comme ça je suis loin d'être frais à l'arrivée.
Et comme le lendemain on repart pour 83km du même genre...