6 octobre 2019
Suite à la victore à Viry-Chatillon, remontée en 2ème catégorie sur le circuit de la Chapelle-Gauthier, rendu très physique et techniquement très exigeant par les pluies des jours précédents. Un des circuits les plus durs (et les plus intéressants !) parmi tous mes CX roulés à ce jour. Majorité du parcours en forêt, avec quelques passages dans des champs bien défoncés.
Départ en fond de peloton des 2ème caté, ralenti dès le début par beaucoup de dépassements je n'ai jamais aperçu la tête de course. Après est-ce que j'aurais pu suivre, je ne pense pas, au vu des chronos tout au plus gratter une place de mieux peut-être. Je finis 5ème et c'est déjà pas mal après les efforts de la veille. Et puis de toutes façons mon leader était absent...
dimanche 13 octobre 2019
samedi 12 octobre 2019
CX #02 - Bièvres (Américaine)
5 octobre 2019
Qu'est-ce qui fait encore plus mal qu'un CX ? Réponse : un demi-CX en relai !
Vraiment éprouvant ce format, mais tellement rigolo à rouler en duo avec mon leader.
Encore plusieurs détails à régler pour sortir LA course parfaite, on s'en sort avec une 8ème place (sur 55 équipes).
Qu'est-ce qui fait encore plus mal qu'un CX ? Réponse : un demi-CX en relai !
Vraiment éprouvant ce format, mais tellement rigolo à rouler en duo avec mon leader.
Encore plusieurs détails à régler pour sortir LA course parfaite, on s'en sort avec une 8ème place (sur 55 équipes).
jeudi 10 octobre 2019
CX #01 : Viry-Chatillon
22 septembre 2019
Enfin, la reprise !
Je repars sur le (très fourni) calendrier FSGT en Île-de-France, et la première étape c'était donc fin septembre sur le circuit de Viry-Chatillon. Moitié prairie en mode slalom et talus, puis un triple escalier à monter pour rejoindre la partie forêt détrempée et très glissante. Le tout sous un beau déluge, alors qu'avant cela il n'avait pas plu depuis plus d'un mois.
Très étonné de découvrir que j'ai été rétrogradé en 3ème catégorie, probablement une histoire de points et de nombre de courses roulées l'année dernière... Bref, ce n'était visiblement pas justifié puisque je gagne la course des 3-4ème catégories sans vraiment forcer. C'est bon pour le moral pour la suite !
Enfin, la reprise !
Je repars sur le (très fourni) calendrier FSGT en Île-de-France, et la première étape c'était donc fin septembre sur le circuit de Viry-Chatillon. Moitié prairie en mode slalom et talus, puis un triple escalier à monter pour rejoindre la partie forêt détrempée et très glissante. Le tout sous un beau déluge, alors qu'avant cela il n'avait pas plu depuis plus d'un mois.
Très étonné de découvrir que j'ai été rétrogradé en 3ème catégorie, probablement une histoire de points et de nombre de courses roulées l'année dernière... Bref, ce n'était visiblement pas justifié puisque je gagne la course des 3-4ème catégories sans vraiment forcer. C'est bon pour le moral pour la suite !
dimanche 15 septembre 2019
24 Heures VTT de Touraine
Retour à Nouzilly, pour ma troisième participation (la deuxième en solo) à cette très belle course de 24 heures VTT.
Un événement qui continue de s'améliorer au fil des ans (ils en sont à la 7ème édition), avec quelques bonnes petites surprises : une nouvelle portion de beau sentier, le circuit qui passe devant tous les campements (bien pratique en solo pour attraper les ravitos), et un classement chrono désormais disponible en live. Continuez comme ça, c'est top ! Et merci pour cette super orga.
Départ le samedi à 14h. On est une quinzaine de solos à s'élancer derrière le peloton. Quelques gouttes de pluie passent vite, il n'y en aura pas d'autre de tout le weekend. Ça ne part pas trop vite, je roule un peu avec Simon, puis je le laisse partir devant avec Tristan, les deux vont se livrer une grosse bagarre pendant plusieurs heures à l'avant de la course. Je prends mon rythme et quatre autres concurrents me passent aussi devant. C'est pas la grande forme, et comme souvent le premier moment dur intervient après seulement 4-5h de roulage... Cette fois c'est les lombaires qui sont pas contents, et ça bloque un peu les jambes en même temps. Le ventre a aussi beaucoup de mal à accepter les premiers ravitos, décidément ça part pas génial ce 24h. Mais la course est longue, alors patience et ça finira par passer.
Quelques mots sur le circuit. Un peu moins de 10km, 160m D+. Plutôt roulant ludique, rien de vraiment technique, mais assez sinueux et on ne s'ennuie jamais. Très sec, ça tape souvent au sol. Pas de longue bosse mais certains taquets sont bien raides. Et beaucoup de poussière, partout. Toujours difficile de se projeter avant de se lancer dans un 24h, mais clairement je vise les 25 tours.
Comme je dis toujours sur un 24h, c'est comme si les six premières heures ne comptaient pas. Il faut juste essayer de ne pas trop se fatiguer. Le soir arrivé, certains commencent à prendre une longue pause, souvent pour manger, d'autres car partis trop vite. Je ne regarde pas encore le classement, mais j'entends au speaker que je suis à un moment à la 3ème du classement des solos. Mais je navigue la plupart du temps entre la 5ème et la 7ème place, au fil des pauses et arrêts ravitos des uns et des autres. En fait Tristan et Simon ont maintenant deux tours d'avance, mais derrière on est cinq à se tenir en moins de vingt minutes. J'aperçois parfois les autres quand deux portions de circuit se croisent, ce qui permet de se situer approximativement, mais je ne me retrouve jamais à rouler avec eux.
De mémoire je passe les 100km après 7h de course, donc vers 21h. Et j'en mettrai neuf de plus pour atteindre la barre des 200.
La nuit tombée la vraie course commence. La nuit est magnifique, claire, étoilée, on peut bien en profiter sur les passages dégagés dans les champs. C'est maintenant les épaules et la nuque qui sont douloureuses, mais quelques auto-massages (tout en roulant !) permettent de rendre tout cela supportable. Et ça passe, excellent. Minuit. Ça y est, on est dedans, c'est le meilleur moment. Et c'est maintenant que ça se joue, il faut rien lâcher. Toujours un bonheur de rouler de nuit. Rythme régulier, niveau physique tout va mieux, je me sens même mieux que dans les premières heures de course, c'est assez étonnant. 2h du matin, c'est la mi-course, toujours mieux de passer ce cap dans de bonnes dispositions. Et en effet le moral est super bon. Je continue sans faire de grosse pause, entre 5 et 10 minutes tous les deux tours. Régulier.
4h du matin. Je boucle un tour et la table de chrono m'annonce "4ème, avec 5 minutes de retard sur le 3ème !". C'est plutôt bon ça. Et je viens de manger donc je vais pouvoir enchaîner trois tours sans stop, et si ça continue à ralentir devant ça devrait me permettre de repasser 3ème. En fait je repasse Ludovic un demi-tour plus loin, il a l'air dans le dur. Pas sûr qu'il me reconnaisse, on a des plaques de guidons mais pas de dossard au dos.
On va donc essayer de rester sur le podium, mais il reste encore dix heures donc autant dire qu'on n'est pas arrivés. Mais la tendance est bonne pour moi. Devant, Simon, impressionnant de régularité, est repassé en tête. Par deux fois je manque de peu un passage de sangliers, impossible de les voir à chaque fois ça tombe sur le mec juste devant ou juste derrière. La nuit fraîche devient de plus en plus froide, gants hiver, chaussettes laine, et bien sûr veste bleue sont de sortie.
Ravito un peu pénible pour changer la batterie de l'éclairage (pour assurer le coup, car je pense que j'aurais pu aller au bout de la nuit avec une seule). Et le sommeil me tombe dessus d'un coup, vers 6h. Alors là c'est vraiment dur sur le vélo. Mais encore une fois, ça passe, après une heure, peut-être un peu plus. Le jour se lève et ça fait un bien fou dans la tête. On continue. C'est vers 10-11h que je parviens enfin à prendre un tour d'avance sur Ludovic 4ème, à peu près en même temps que je passe la barre des 25 tours. Mais il faut encore rallier l'arrivée, et Ludovic ne lâchera rien, en roulant jusqu'au bout. Je finirai donc à 30 tours tout pile. 293km. 4800m D+. Un temps de roulage que j'estime légèrement supérieur à 21h. Je crois que je n'avais jamais fait autant.
C'est récompensé par un podium, mais peu importe, la vraie satisfaction c'est d'avoir réussi à rouler un max, traversé les moments durs sans lâcher, bien géré le rythme et tout le reste. Et évidemment pas de chute, pas le moindre souci mécanique, etc. Un 24h complet et bien abouti.
Ah si, la grosse déception, après avoir rangé tout le bazar : rupture de frites au point resto !! J'y pensais depuis tellement longtemps en passant devant à chaque tour...
Et merci au voisin de campement qui m'a replié ma tente "2 secondes"... (deux secondes pour la balancer à la poubelle ouais).
Allez vraiment un super weekend, maintenant on récupère avant le début de la saison de vrai vélo.
mercredi 21 août 2019
Transmaurienne-Vanoise 2019
La Transmau... la plus ancienne course VTT de haute montagne en France, tout simplement.
Un mythe encore très difficile d'accès il y a quelques années (rallier l'arrivée de l'édition 2011 reste l'un de mes plus souvenirs les plus douloureux sur un vélo !), aujourd'hui plus accessible, mais ça reste quand même un très gros morceau. Dans un cadre de rêve et des paysages souvent époustouflants, on y trouve tout ce à quoi on peut s'attendre de plus difficile (et aussi de plus beau) en VTT : des longues ascensions, des gros pourcentages, de l'altitude, du technique, des portages... le tout en proportions raisonnables, mais enchaîner cinq jours de ce régime est un beau défi.
Il y a trois ans, j'avais testé le parcours des 9000 (pour 9000m D+ au total), cette fois je me contenterai du 6000 (en réalité plutôt 6500), en me disant que ce serait plus facile et que ça me permettrait de mettre un peu plus de rythme. Erreur ! En fait, c'est tout aussi difficile, juste un peu moins long.
Lundi, étape 1
Peut-être la plus belle d'un pur point de vue VTT. 40km et 1400m de D+ super variés, avec de superbes sentiers bien joueurs, et des petits plaisirs comme la traversée du fort d'Aussois. Vraiment une belle trace. Le final interminable, vaincu par la chaleur, et les crampes. Tout le monde dans le dur, comme si on était en train de boucler un raid longue distance. Mais non, c'était juste une étape de Transmau, et il en reste encore quatre.
Mardi, étape 2
La plus longue... plus d'une heure d'ascension pour débuter. Peu après, on a droit à 45 minutes de portage en plein soleil. Une descente de rêve ensuite vers Modane, interminable, avant une remontée en enfer vers Aussois. Souvent à pieds, souvent à pédaler au ralenti, toujours exténué, à chasser les zones d'ombre entre deux pauses. Une fois qu'on a bouclé cette étape, le plus dur est fait, c'est vrai, mais on peut aussi se demander comment ça va être possible de continuer après avoir autant puisé dans les dernières réserves pour rejoindre l'arrivée. 42km, 1900m D+, 5h15 d'efforts.
Mercredi, étape 3
La journée typée XCO, juste une course de trois tours de 7km. Sur le papier une bonne occasion de récupérer. La bonne blague ! En réalité, il fait toujours aussi chaud, dès le départ on se lance à bloc dans le truc (on se dit que c'est court alors ça va aller), mais on se rend vite compte que la bosse du circuit est bien difficile. Surtout qu'au milieu du deuxième tour on nous informe qui suite à une erreur de signalement la course est neutralisée, et on va repartir quelques minutes plus tard... pour deux tours ! Donc quatre tours au total, deux fois 45 minutes, difficile de faire plus violent comme format, pour la récup on repassera.
Jeudi, étape 4
Une première moitié d'étape avec une belle bosse puis globalement très roulante pendant 20km environ. Ensuite après avoir traversé le stade de biathlon de Bessans, on se prend un mur dans la gueule, dont un bon kilomètre entre 15-20%. Puis un single bien exigeant avec quelques mini portages, avant de basculer sur une descente pas très technique mais quand même bien piégeuse avec la fatigue. Une fois de plus, on se fait la peau pour en finir... La Transmau c'est ça, à chaque arrivée on est crâmé, mais le lendemain ça repart de plus belle, et on lâche rien, étape par étape. Et à la fin on se dit qu'on a passé une semaine un peu hors du temps...
Vendredi, étape 5
La montée vers le lac du Mont Cenis. Alors c'est magnifique, un bleu émeraude, le single interminable à flanc de montagne... Mais pour y aller, c'est d'abord une piste de ski à remonter droit dans la pente, puis 8km d'ascension sur pistes. Le retour depuis le bout du lac est relativement rapide, et la descente finale également, pas ma préférée (c'est plutôt typé DH), et il ne reste ensuite que quelques taquets à gravir avant d'en finir de cette édition 2019. Petit épilogue bonus avec le Tour de France qui passe devant la ligne d'arrivée peu après nous.
Voilà, raconté ainsi ça passe vite... Et c'est vrai que c'est une semaine qui passe vite, malgré toutes les difficultés, la Transmau c'est que du bonheur, alors rendez-vous en 2020 !
Un mythe encore très difficile d'accès il y a quelques années (rallier l'arrivée de l'édition 2011 reste l'un de mes plus souvenirs les plus douloureux sur un vélo !), aujourd'hui plus accessible, mais ça reste quand même un très gros morceau. Dans un cadre de rêve et des paysages souvent époustouflants, on y trouve tout ce à quoi on peut s'attendre de plus difficile (et aussi de plus beau) en VTT : des longues ascensions, des gros pourcentages, de l'altitude, du technique, des portages... le tout en proportions raisonnables, mais enchaîner cinq jours de ce régime est un beau défi.
Il y a trois ans, j'avais testé le parcours des 9000 (pour 9000m D+ au total), cette fois je me contenterai du 6000 (en réalité plutôt 6500), en me disant que ce serait plus facile et que ça me permettrait de mettre un peu plus de rythme. Erreur ! En fait, c'est tout aussi difficile, juste un peu moins long.
Lundi, étape 1
Peut-être la plus belle d'un pur point de vue VTT. 40km et 1400m de D+ super variés, avec de superbes sentiers bien joueurs, et des petits plaisirs comme la traversée du fort d'Aussois. Vraiment une belle trace. Le final interminable, vaincu par la chaleur, et les crampes. Tout le monde dans le dur, comme si on était en train de boucler un raid longue distance. Mais non, c'était juste une étape de Transmau, et il en reste encore quatre.
Mardi, étape 2
La plus longue... plus d'une heure d'ascension pour débuter. Peu après, on a droit à 45 minutes de portage en plein soleil. Une descente de rêve ensuite vers Modane, interminable, avant une remontée en enfer vers Aussois. Souvent à pieds, souvent à pédaler au ralenti, toujours exténué, à chasser les zones d'ombre entre deux pauses. Une fois qu'on a bouclé cette étape, le plus dur est fait, c'est vrai, mais on peut aussi se demander comment ça va être possible de continuer après avoir autant puisé dans les dernières réserves pour rejoindre l'arrivée. 42km, 1900m D+, 5h15 d'efforts.
![]() |
| le petit portage, depuis le barrage jusqu'au point noir en haut à gauche.. |
Mercredi, étape 3
La journée typée XCO, juste une course de trois tours de 7km. Sur le papier une bonne occasion de récupérer. La bonne blague ! En réalité, il fait toujours aussi chaud, dès le départ on se lance à bloc dans le truc (on se dit que c'est court alors ça va aller), mais on se rend vite compte que la bosse du circuit est bien difficile. Surtout qu'au milieu du deuxième tour on nous informe qui suite à une erreur de signalement la course est neutralisée, et on va repartir quelques minutes plus tard... pour deux tours ! Donc quatre tours au total, deux fois 45 minutes, difficile de faire plus violent comme format, pour la récup on repassera.
Jeudi, étape 4
Une première moitié d'étape avec une belle bosse puis globalement très roulante pendant 20km environ. Ensuite après avoir traversé le stade de biathlon de Bessans, on se prend un mur dans la gueule, dont un bon kilomètre entre 15-20%. Puis un single bien exigeant avec quelques mini portages, avant de basculer sur une descente pas très technique mais quand même bien piégeuse avec la fatigue. Une fois de plus, on se fait la peau pour en finir... La Transmau c'est ça, à chaque arrivée on est crâmé, mais le lendemain ça repart de plus belle, et on lâche rien, étape par étape. Et à la fin on se dit qu'on a passé une semaine un peu hors du temps...
Vendredi, étape 5
La montée vers le lac du Mont Cenis. Alors c'est magnifique, un bleu émeraude, le single interminable à flanc de montagne... Mais pour y aller, c'est d'abord une piste de ski à remonter droit dans la pente, puis 8km d'ascension sur pistes. Le retour depuis le bout du lac est relativement rapide, et la descente finale également, pas ma préférée (c'est plutôt typé DH), et il ne reste ensuite que quelques taquets à gravir avant d'en finir de cette édition 2019. Petit épilogue bonus avec le Tour de France qui passe devant la ligne d'arrivée peu après nous.
Voilà, raconté ainsi ça passe vite... Et c'est vrai que c'est une semaine qui passe vite, malgré toutes les difficultés, la Transmau c'est que du bonheur, alors rendez-vous en 2020 !
vendredi 31 mai 2019
24h de Buthiers
Probablement un des plus beaux 24h de France, avec un cadre magnifique, un circuit bien joueur, une organisation au top.
Plus en détails... la base de loisirs de Buthiers (77), c'est super beau à rouler, les pinèdes, des gros rochers partout, des sentiers dans tous les sens. Circuit de 8km pour environ 150m de dénivelé. Rien d'effrayant a priori, mais les petites bosses sont assez raides et font bien mal, surtout quand ça monte dans le sable. Même un petit portage avec des grosses marches infranchissables à vélo. Pour ma part je trouve que ça fait du bien de descendre un peu du vélo, même si cette saleté de vélo en acier reste lourde à porter !
Arrivée sur place le samedi matin, ce n'est pas si loin de Paris donc pas besoin de faire le trajet dès le vendredi soir. Toute petite attente avant de pouvoir monter se garer en haut à l'entrée du camping, rien de méchant. La pluie qui n'a pas cessé depuis la veille s'arrête enfin au moment où je m'installe dans la zone réservée aux solos. On peut installer le campement en bordure de circuit, parfait. On sera environ une trentaine de solos au départ de cette course.
Derniers préparatifs, je commence à être bien rôdé au niveau de mon organisation perso. Chaque chose à sa place, les réserves d'eau préparées à l'avance pour les bidons, les ravitos bien accessibles, les repas juste à réchauffer, les tenues déjà triées, etc. Tout doit être accessible et à sa place, une multitude de détails à régler pour se faciliter la vie pendant tout le weekend, surtout que je suis sans assistance. Un peu de repos et comme toujours les dernières heures avant le départ passent assez vite.
Départ à 15h, surtout ne pas partir trop vite, ça c'est facile je sais faire. On commence l'apprentissage du circuit, qui comporte plusieurs sections communes avec les dernières manches de XCO locales. Quasiment que du monotrace donc, pas de gros piège technique, et surtout un circuit bien propre, le terrain sablonneux ayant complètement absorbé la pluie, ça c'est toujours très étonnant ici. On ne s'ennuie jamais sur ce beau tracé qui demande une concentration de tous les instants.
Je boucle mes premiers tours en 45 minutes environ, en enchaînant des séries de 2 tours avec petites pauses pour changement de bidon et mini ravito. Le premier moment difficile intervient après 5 ou 6h de course, c'est tôt pour être déjà à bout de forces... mais pas de panique, la forme peut revenir. Je marque alors une première pause plus longue pour me réchauffer un mini dîner sur mon stand. Le repas fait du bien, et ajouté au plaisir de rouler dans le noir, la première moitié de la nuit se passe plutôt bien. Mon rythme a forcément beaucoup ralenti, mais la fatigue n'est plus autant marquée, je suis confiant sur l'objectif de ne pas faire de pause pour dormir.
La fin de la nuit est plus fraiche, je décide donc de ralentir encore le rythme mais de m'arrêter moins souvent, pour éviter de me refroidir. On commence aussi à regarder le classement régulièrement histoire de se motiver. Je navigue aux alentours du top 10, selon les arrêts de chacun. La fin de nuit et surtout le petit matin sont très froids, moins de 5° au thermomètre. Avec la fatigue, ça devient très difficile de se réchauffer. Au plus froid je roule avec cuissard long + sous-vêtement chaud + polo + veste thermique (la grosse bleue !) + buff sous-casque + gants hiver, et malgré tout ça j'ai du mal à me réchauffer.
Le lever du jour est toujours magnifique à vivre en forêt sur un vélo, annoncé par les chants des oiseaux et les coqs des alentours. Je pointe alors à la 6ème place du classement en catégorie solo, assez loin du top 5 donc je décide de plutôt regarder derrière moi. J'ai deux tours d'avance sur le 7ème, mais je suis une fois de plus à bout de forces, toujours aussi faible et en manque de calories... En l'espace de 3h je perds un tour, je n'avance plus.
Je décide de faire une longue pause, pour m'allonger environ 15-20 minutes (mais environ 40 minutes au total), ce qui me fait perdre mon deuxième tour d'avance vers la fin de la matinée. Il reste quelques heures de course, et je vais passer le reste des 24h à surveiller un voisin de campement, Philippe, 7ème, qui navigue entre 10 et 20 minutes derrière moi. Je repars systématiquement pour un nouveau tour quand il finit le sien. On démarrera même notre dernière boucle avec seulement quelques secondes d'écart. Mais ma longue pause m'a fait un bien fou, et je retrouve des super sensations, et des temps au tour comparables à ceux de la veille, je m'étonne même à quasiment enchaîner deux tours à bloc en fin de course.
Je parviens donc à conserver ma 6ème place, qui me satisfait pleinement, vu que je n'avais réalisé aucune prépa spécifique longue distance depuis le début de l'année, et que je manque encore beaucoup de foncier. Par contre, c'est un de mes 24h les mieux gérés à tout point de vue : rythme, pauses, alimentation, résistance au sommeil (pas dormi du tout, enfin je crois pas), aucun souci mécanique, tout ceci m'a permis de rouler entre 19 et 20h en cumulé. Je finis avec 25 tours, ce qui correspond environ à 208km et 4300m D+.
Bref très beau weekend de 24h VTT... un bon circuit, une super orga (les classements en direct en ligne, le top !), de la chance avec la météo malgré la nuit froide, une belle ambiance entre participants, tout était parfait, à l'année prochaine !
Plus en détails... la base de loisirs de Buthiers (77), c'est super beau à rouler, les pinèdes, des gros rochers partout, des sentiers dans tous les sens. Circuit de 8km pour environ 150m de dénivelé. Rien d'effrayant a priori, mais les petites bosses sont assez raides et font bien mal, surtout quand ça monte dans le sable. Même un petit portage avec des grosses marches infranchissables à vélo. Pour ma part je trouve que ça fait du bien de descendre un peu du vélo, même si cette saleté de vélo en acier reste lourde à porter !
Arrivée sur place le samedi matin, ce n'est pas si loin de Paris donc pas besoin de faire le trajet dès le vendredi soir. Toute petite attente avant de pouvoir monter se garer en haut à l'entrée du camping, rien de méchant. La pluie qui n'a pas cessé depuis la veille s'arrête enfin au moment où je m'installe dans la zone réservée aux solos. On peut installer le campement en bordure de circuit, parfait. On sera environ une trentaine de solos au départ de cette course.
Derniers préparatifs, je commence à être bien rôdé au niveau de mon organisation perso. Chaque chose à sa place, les réserves d'eau préparées à l'avance pour les bidons, les ravitos bien accessibles, les repas juste à réchauffer, les tenues déjà triées, etc. Tout doit être accessible et à sa place, une multitude de détails à régler pour se faciliter la vie pendant tout le weekend, surtout que je suis sans assistance. Un peu de repos et comme toujours les dernières heures avant le départ passent assez vite.
Départ à 15h, surtout ne pas partir trop vite, ça c'est facile je sais faire. On commence l'apprentissage du circuit, qui comporte plusieurs sections communes avec les dernières manches de XCO locales. Quasiment que du monotrace donc, pas de gros piège technique, et surtout un circuit bien propre, le terrain sablonneux ayant complètement absorbé la pluie, ça c'est toujours très étonnant ici. On ne s'ennuie jamais sur ce beau tracé qui demande une concentration de tous les instants.
| Grosse concentration sur la boucle de départ |
La fin de la nuit est plus fraiche, je décide donc de ralentir encore le rythme mais de m'arrêter moins souvent, pour éviter de me refroidir. On commence aussi à regarder le classement régulièrement histoire de se motiver. Je navigue aux alentours du top 10, selon les arrêts de chacun. La fin de nuit et surtout le petit matin sont très froids, moins de 5° au thermomètre. Avec la fatigue, ça devient très difficile de se réchauffer. Au plus froid je roule avec cuissard long + sous-vêtement chaud + polo + veste thermique (la grosse bleue !) + buff sous-casque + gants hiver, et malgré tout ça j'ai du mal à me réchauffer.
| Pédale et arrête de te plaindre |
Le lever du jour est toujours magnifique à vivre en forêt sur un vélo, annoncé par les chants des oiseaux et les coqs des alentours. Je pointe alors à la 6ème place du classement en catégorie solo, assez loin du top 5 donc je décide de plutôt regarder derrière moi. J'ai deux tours d'avance sur le 7ème, mais je suis une fois de plus à bout de forces, toujours aussi faible et en manque de calories... En l'espace de 3h je perds un tour, je n'avance plus.
| alors, ça rigole moins là ? |
Je décide de faire une longue pause, pour m'allonger environ 15-20 minutes (mais environ 40 minutes au total), ce qui me fait perdre mon deuxième tour d'avance vers la fin de la matinée. Il reste quelques heures de course, et je vais passer le reste des 24h à surveiller un voisin de campement, Philippe, 7ème, qui navigue entre 10 et 20 minutes derrière moi. Je repars systématiquement pour un nouveau tour quand il finit le sien. On démarrera même notre dernière boucle avec seulement quelques secondes d'écart. Mais ma longue pause m'a fait un bien fou, et je retrouve des super sensations, et des temps au tour comparables à ceux de la veille, je m'étonne même à quasiment enchaîner deux tours à bloc en fin de course.
Je parviens donc à conserver ma 6ème place, qui me satisfait pleinement, vu que je n'avais réalisé aucune prépa spécifique longue distance depuis le début de l'année, et que je manque encore beaucoup de foncier. Par contre, c'est un de mes 24h les mieux gérés à tout point de vue : rythme, pauses, alimentation, résistance au sommeil (pas dormi du tout, enfin je crois pas), aucun souci mécanique, tout ceci m'a permis de rouler entre 19 et 20h en cumulé. Je finis avec 25 tours, ce qui correspond environ à 208km et 4300m D+.
Bref très beau weekend de 24h VTT... un bon circuit, une super orga (les classements en direct en ligne, le top !), de la chance avec la météo malgré la nuit froide, une belle ambiance entre participants, tout était parfait, à l'année prochaine !
vendredi 17 mai 2019
Canaux de l'Est
Belle promenade avec le CX !
Aller par Canal de l'Ourcq, au début magnifique piste cyclable qui serpente le long du canal. Puis chemins de hâlage quasi déserts. Demi-tour à Meaux (une prochaine fois j'irai plus loin, car le canal est loin d'être fini), et retour par les bords de Marne. Là c'est dans un premier temps c'est beaucoup moins aménagé, la vitesse moyenne en prend un coup. Ensuite ça roule mais beaucoup de monde (jour férié + beau temps) donc gros slalom un peu pénible.
Une très bonne sortie de foncier / endurance ! (125km, quasiment 6h de roulage).
Aller par Canal de l'Ourcq, au début magnifique piste cyclable qui serpente le long du canal. Puis chemins de hâlage quasi déserts. Demi-tour à Meaux (une prochaine fois j'irai plus loin, car le canal est loin d'être fini), et retour par les bords de Marne. Là c'est dans un premier temps c'est beaucoup moins aménagé, la vitesse moyenne en prend un coup. Ensuite ça roule mais beaucoup de monde (jour férié + beau temps) donc gros slalom un peu pénible.
Une très bonne sortie de foncier / endurance ! (125km, quasiment 6h de roulage).
Relive 'canaux de l'Est (foncier)'
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