jeudi 13 août 2015

VTT : Saudleysuvatn

Premier petit roulage en Islande ! Après une très courte nuit la veille, et une journée de routes et de pistes pour rejoindre le camping de Landmannahellir, ce n'était pas la grande forme et le but était surtout de vérifier que le vélo avait bien supporté le voyage.

Bon et pourquoi pas aller voir le Hrafnabjargavatn. Mais finalement je m'en suis tenu à quelques photos au-dessus du Saudleysuvatn... déjà très joli ceci dit. Le plus grand lac n'était que 4km plus loin, mais en rase campagne désertique ça semble beaucoup 4km. Et puis l'ambiance n'était pas très réjouissante avec une météo qui semblait très menaçante, contrairement à ce qu'on voit sur les photos, j'ai sélectionné.

Bref, grosse sortie de 11km, le vélo tourne rond, c'est tout ce que je voulais vérifier. Pour les jambes, on verra dans les prochains jours.


Au départ du camping... y'a pas foule !

Au bord de la piste d'accès au camping

Derrière moi, la montée empruntée, une ancienne piste qui s'est transformée en double sentier.
Elle ne doit être plus utilisée que par les rares pêcheurs qui viennent aux lacs.

Saudleysuvatn

Saudleysuvatn, pour donner une idée le lac est situé à 580m d'altitude

C'était bien Saudleysuvatn !

mercredi 12 août 2015

Elsass'Bike

Première édition, et j'espère pas la dernière !

Dimanche 5 juillet, matin : réveil à 4h30, après maximum 3h de sommeil à cause de la chaleur... dur ! 1h20 de route pour rejoindre Wangenbourg et le départ de cette première de l'Elsass'Bike. Sur la route, un panneau lumineux dans un village : "bonjour, il est 5h30, il fait 25°". Malgré un petit orage cette nuit qui a collé un peu la poussière, côté température ça s'est pas arrangé... on va souffrir !

Retrait du sac coureur, avec un super accueil, présentations, et explications sur le parcours et ses différentes boucles, ça donne bien envie.


Départ groupé à 7h00 pour le 130km, on doit être une trentaine maxi. Petite allée puis piste, on prend de l'altitude assez rapidement, ce qui nous offre de jolies vues sur les massifs environnants : c'est beau ! Petite descente sur piste pour rejoindre le premier des sept ravitaillements de la journée.

Suite de la descente et on prend un petit single très sympathique, typiquement vosgien sur les épines de sapins, les racines et les cailloux. Je détecte un bruit suspect sur le vélo, je m'arrête pour constater que l'étrier de frein arrière bouge ! Précisément l'adaptateur IS>PM s'est desserré. Deux coups de vis et c'est réglé, mais j'ai eu du bol de pas perdre de vis, je n'ai pas de rechange sur moi et ça aurait pu être la fin de la balade. On est alors au km 21, je repars pour finir cette super descente au milieu des sapins humides.

Puis une alternance de pistes, allées, je me souviens aussi d'un chouette single le long d'un ruisseau, bref ça roule tranquille. Toutefois physiquement c'est pas génial, j'ai un peu mal à la cuisse (séquelle de la chute à Millau, j'ai encore un petit hématome qui touche un nerf et ça me compresse un peu), et mal au dos (peut-être séquelle de Millau aussi, mais plutôt à cause du poids du sac à dos bourré de flotte je pense).

Km 45 on arrive dans une zone évoquée au départ au briefing, une piste à découvert pendant quelques km. Heureusement on passe assez tôt, mais ça cogne quand même pas mal sur le casque. C'est dingue, autant à l'ombre l'atmosphère est pesante mais reste assez supportable, autant dès qu'on passe au soleil on est instantanément assommé. Premier passage du Col de la Schleif, km 50. Parasol, ravito au top, je dévore les morceaux de pastèques, refais le plein d'eau (le premier d'une longue série).

Descente sur de beaux sentiers, et on repasse à Wangenbourg pour finir la boucle 1, non sans quelques petits taquets pas forcément visibles sur le profil, mais qui font quand même bien mal. Petite pause improvisée au bord d'un (dans un) ruisseau pour refroidir les pieds, les jambes, les bras, la tête... c'est toujours ça de pris pour éviter ou au moins limiter la surchauffe.


Et on repart sur la boucle 2 par une piste montante à nouveau vers le Col de la Schleif, par un chemin différent, une piste large d'abord, puis on bifurque sur un joli single en bord de rivière, ah du frais ! Ca continue assez technique, c'est pas évident sur les racines mais super plaisant à rouler. A la sortie de ce sentier, il me semble qu'on apperçoit le col... en contrebas ! Juste à se laisser descendre tranquillement sur un bout de piste pour y arriver. Petite surprise qui fait un bien fou, à ce moment j'envisage à nouveau la suite avec un peu d'optimisme.

Au ravito je retrouve Gilles qui a l'air d'aller mieux que moi, un participant Allemand qui a l'air d'aller moins bien que moi, et c'est à peu près tout. J'y reste encore un moment, mange bien, le temps de bien récupérer, et ensuite on se concentre sur la descente, je repars avec Gilles. Une descente super extra ! Full single, du cassant, du rapide, du secouant, de belles courbes en tobogan, excellent. Et bien sympa de la faire en duo, on sait jamais ce qui peut arriver et on ne voit pas souvent d'autres vélos sur cette longue promenade. En bas, la claque : un mur d'environ 25% en plein soleil, pas long, peut-être 100m, mais ça calme direct. On bascule pour la fin de la descente... sur une piste de pavés bien secouante. Nouveau ravito en bord de route, qu'on pensait zapper, mais finalement bien utile, ne serait-ce que pour souffler un peu, récupérer de la descente (et ouais) et se tremper à nouveau à la fontaine. On repart sur un joli sentier en balcon en bordure de route, encore un super passage.

Km 87, on est en bas, faut remonter... toujours la même rengaine, c'est ça le vélo hein ! Prochain objectif le ravito du Zollstock au km 100. Une très longue ascension quasiment que sur du sentier plus ou moins raide. Je me traine, je suis cuit. Pas en hypoglicémie, pas trop déshydraté, mais à mon avis juste très très fatigué à cause du manque de sommeil, je m'endors quasiment sur le vélo. Et vaincu par la chaleur. J'ai rarement été aussi à bout, et pourtant j'en ai fait quelques-uns des trucs débiles ces dernièers années. Je m'arrête plusieurs fois, parfois plusieurs minutes, et deux autres participants me dépassent. je retrouve l'un deux (Jérémy) un peu plus haut allongé sur un banc. Il me fait un peu de place, on reste là un moment à se demander ce qu'on fait là. A la fois content de nous, mais impatient d'en finir, mais on est bien quand même à profiter de ce beau tracé, de la forêt... mais bon c'est dur quand même. Débat sans fin, donc on repart. J'annonce qu'après le ravito je redescends et finis sur le 110km, il me dit qu'il insistera pour boucler le 130km. Vu qu'il parait aussi mal que moi, j'en doute fortement. Un des avantages d'être à deux dans ce genre de situation, c'est qu'on peut se concentrer sur les difficultés de l'autre, ça occupe l'esprit. Bon en attendant on finit tous les deux à pieds la dernière portion de sentier encombrée de pierres, et on arrive enfin à ce sacré ravito.

C'est le rassemblement des éclopés ! Ce ravito, il est super dur à rejoindre, mais encore plus à quitter ! En plus les gens (comme partout ailleurs au passage) sont super sympas : "prenez un siège, tenez un verre d'eau fraiche, vous voulez à manger ? que je vous verse un peu d'eau sur la tête ? il nous reste des plateaux repas si vous voulez, attendez je vous remplis votre verre, allongez vos jambes, je pose votre casque là juste à côté...". J'y reste pas loin de 30min je pense. D'autres concurrents arrivent, et ils semblent tous avoir le même vélo... Jérémy me confirme que j'hallucine pas, il est venu dans un groupe d'une quinzaine de son club, et ils roulent tous en Cannondale !

A partir de ce ravito trois options sont discutées parmi tous les concurrents : rentrer par la route (bof), descendre et finir sur le 110km (ça c'est moi, cool), descendre et faire la boucle supplémentaire pour le 130km (on sait jamais). Allez c'est parti... encore 500m de montée avec une petite pause brimbelles, et on bascule dans la descente. Ah que c'est bon cette descente... le tout début (magnifique) est commun avec une descente de la matinée, mais ensuite ça bifurque pour continuer de plus belle. C'est bon et ça passe super vite.



Voilà il ne reste plus qu'à remonter légèrement (et tranquillement) vers l'arrivée. j'entame le retour, et là surprise les jambes répondent super bien. J'essaie d'accélérer, et j'arrive à maintenir un bon rythme. Mais ils ont mis quoi dans mes verres d'eau là-haut ? J'arrive à la séparation des parcours 110/130, pile 10 heures après être parti. à gauche la dernière petite boucle du 130 (encore 16-17km), à droite le retour. Bam, je descends un pignon, j'enquille à gauche, et c'est parti ! Motivé par l'envie de profiter un maximum de ma dernière sortie du séjour, un peu dans un état second par cet étonnant second souffle retrouvé, je roule pendant 40min quasiment en rythme XC court, un truc de fou, et gros gros plaisir d'avoir de telles sensations après 10h de rando. J'en rattrape Jérémy juste avant le dernier ravito, il me demande ce que j'ai pris, peut-être les brimbelles !! On ne s'arrête pas longtemps et on s'attaque à la dernière longue bosse, très éprouvante, d'abord dans les champs en plein soleil, et ensuite un interminable single montant de presque 3km, dans lequel je laisse mes dernières forces, fin du second souffle, game over (again) ! Mais le plus gros est fait, il ne reste plus qu'une petite succession de faux-plats sur pistes et singles descendants. Je distance Jérémy au gré de ses arrêts crampes (aucune crampe pour moi d'ailleurs, étonnant), et il me rattrape avec mes pauses. La dernière, obligé de descendre du vélo et m'assoir un peu par terre, à un kilomètre de l'arrivée... c'est pas qu'on veut faire durer le truc, mais ça devient juste impossible d'avancer. A ce stade on sait qu'on va aller au bout, mais c'est juste une question de temps. Encore un taquet bien raide, on se croit arrivés, et non y'a encore un mini détour, sur le coup je ne comprends pas, en fait c'était juste pour nous faire passer juste devant le château de Wangenbourg, bah je l'ai pas vu, pourtant il est imposant !

Cette fois c'est fini, retour au gymnase, il n'y a plus grand monde sur place mais on est accueilli comme des héros, applaudissements, photo finish, photo devant l'affiche de l'épreuve, t-shirt finisher, bouteille d'eau froide... la douche est chaude (pas envie), le jet d'eau pour les vélos est froid (ah ça c'est mieux). On échange quelques impressions avec les organisateurs, je leur dis tout le bien que j'ai pensé de cette première édition : beau parcours, ça manque peut-être un petit peu de singles sur la première moitié mais c'est plaisant quand même, la deuxième boucle est top, et la petite troisième très sympa aussi. De toutes façons sur 130km il faut de la variété.


Balisage absolument parfait, malgré la fatigue je n'ai jamais eu la moindre hésitation pendant presque 12h passées sur le parcours ! J'en finis donc en 11h50 environ (au compteur 127km et 2980m D+), avec certes beaucoup de pauses et d'arrêts cumulés, environ 2h je pense. C'était déjà suffisamment difficile comme ça en mode rando, on n'a jamais regardé le chrono, et d'ailleurs ça donne une bonne ambiance où tout le monde prend le temps de profiter. Le parcours en soi n'est pas très difficile, ça reste du assez roulant très beau et très ludique. Après ce qui est difficile c'est la longueur, 130km ça reste un gros morceau quand même, avec les problématiques habituelles d'alimentation/hydratation. Et surtout avec la chaleur cette année, c'était vraiment la grosse difficulté.

Sinon, j'en parle pas beaucoup parce que je connais déjà un peu, mais il y a quand même beaucoup de points de vue et de belles choses à voir tout au long du parcours. je trouve que ça fait un beau déplacement pour quelqu'un qui n'a jamais roulé là-haut, dans les Vosges du Nord, entre Moselle et Bas-Rhin.

A lire aussi, le chouette compte-rendu sur Vojo Magazine.

lundi 13 juillet 2015

Lozérienne VTT, avec une pensée pour Jérôme

Le mois de juin est désormais associé à la Lozère dans mon agenda cycliste... Déjà la 4ème édition et ma 4ème participation à ce gros weekend de beau VTT.

Côté compétition, on ne peut pas dire que j'y ai fait des étincelles. A la fois à court de forme car sortant de trois semaines sans entrainement, et encore fragilisé par ma blessure de début mai, j'ai roulé tout le weekend sans forcer, et heureusement car ce ne fut pas pour autant pas facile de rejoindre l'arrivée. Mais l'objectif a été rempli, et ce fut une belle satisfaction de boucler à nouveau cette course après mon abandon de l'an dernier.

Le weekend a comme d'habitude débuté par le prologue urbain dans le superbe petit village de La Canourgue, toujours une belle ambiance, et le plaisir d'être là, on sait que c'est le début d'un des plus beaux weekends de l'année. Circuit légèrement remanié, et surtout chaque concurrent fait désormais deux passages, et c'est plutôt cool, on profite encore plus.



Le samedi débute malheureusement par une minute de silence sur la ligne de départ, car Jérôme, l'un des concurrents du prologue la veille, nous a quittés, j'imagine suite à un accident cardiaque. Je ne le connaissais pas, mais il nous accompagnera quand même en pensées tout le weekend.

La première spéciale est ma préférée, avec la descente vers le Château de la Caze, la traversée du Tarn à gué (de l'eau jusqu'aux genoux !), et le joli sentier en bordure de rivière. Mais la suite est superbe aussi, avec le long sentier en balcon dans les gorges, le pique-nique à Ste-Enimie, la remontée vers Champerboux... c'est dur mais on en profite un maximum. Et une spéciale inédite pour revenir vers Montrodat. 78km et 2300m D+ à la journée, même en gérant un petit rythme, on le sent passer !



Le dimanche est moins exigeant, avec trois spéciales au programme :
- la montée vers le Truc de Fortunio, pour aller chercher le sublime point de vue
- le tour du Lac de Charpal, le grand classique de l'épreuve !
- et la dernière longue spéciale à profil plutôt descendant, vers Mende.
49km, 1100m D+, et que du bonheur sur le vélo ! Le tout bien sûr sous un grand soleil.



Grand merci à toute l'équipe d'organisation et tous les bénévoles d'avoir continué à oeuvrer pour notre plaisir dans des circonstances si particulières. Et rendez-vous en 2016 pour la 5ème ! En espérant pouvoir y arriver en pleine forme pour jouer essayer d'améliorer mon classement et me battre un peu plus avec les copains.

En attendant on pourra voir et revoir la vidéo de cette année ci-dessous.


mercredi 27 mai 2015

Ghost All Mountain Challenge (dimanche)

Entre le temps perdu sur ma chute, les égarés de la première spéciale, je suis finalement classé environ 225ème après l'enduro du samedi. Le dimanche matin, je suis bien handicapé du bassin sur le vélo, je m'en rends tout de suite compte sur la petite liaison qui nous mène au départ de la poursuite, au niveau du viaduc de Millau.


Ceci dit, à condition de m'y prende du côté gauche j'arrive à monter sur le vélo, donc je me dis que ça va le faire ! Rythme modéré, sans forcer si ça devient trop douloureux. Après tout ce ne sont que 29km et 900m D+ ! Mon départ est prévu vers 11h30, ce qui me permet de tranquillement voir les premiers du classement s'élancer devant nous. On a quand même beaucoup de chance en VTT, de pouvoir s'aligner au départ de courses ouvertes à tous, en compagnie de certains des meilleurs pilotes mondiaux... et de les cotoyer d'assez près durant tout un weekend. Sur le passage en question, les meilleurs étaient impressionnants d'aisance et de fluidité... c'était beau à voir !


Les premiers kilomètres du XC sont difficiles, surtout pour moi à froid : une descente très technique pour commencer, quasiment du niveau de l'enduro de la veille, on passe dans un pilier du viaduc, puis deux petits poussages en montée, ça calme d'entrée. Au moins je sais que je tiens plus ou moins sur le vélo. La suite est moins coriace, mais reste superbe, avec plein de super petits sentiers, des descentes toujours intéressantes, des ascensions pas évidentes dans lesquelles il faut constamment chercher le grip entre ou sur les cailloux. Des beaux points de vue aussi.

Forcément plus dans mon élément que la veille, je rattrape plusieurs concurrents partis avant moi, environ une trentaine au total. Certains m'avaient dépassé la veille en me disant qu'ils me laisseraient repasser aujourd'hui, et le hasard a fait qu'on s'est effectivement revus sur le parcours ! Je mets tout de même 2h16 à rallier l'arrivée... en temps normal ça m'aurait pris moins de 2h je pense.


La dernière demi-heure a été très difficile à cause de ma blessure, j'ai été obligé de mettre pieds à terre plusieurs fois pour récupérer un peu. Mais j'ai quand même bien profité de ce superbe parcours, et c'est le principal. Seul petit bémol, peut-être prévoir un départ plus tôt dans la matinée (les premiers s'élançaient à partir de 10h30), car là on s'est retrouvés sous la grosse chaleur vers midi, plus de 30° et souvent en plein soleil. Mais le ravitaillement était encore une fois à la hauteur à l'arrivée, ainsi que la douche très appréciable avant de reprendre la voiture pour le retour vers Paris...


Pour une première édition, cette nouvelle épreuve est déjà très bien organisée... franchement y'a pas grand chose à redire, super parcours, super ambiance, bravo et merci à tout le monde !

PS : deux semaines plus tard, je vais mieux ! Mais pas encore rétabli, j'ai préféré annuler ma participation aux 24h des Crapauds cette année, qui avaient lieu le weekend dernier... Frustrant, mais c'était plus prudent, pour ne pas risquer d'aggraver la situation. Maintenant place à la récupération, avant de m'attaquer à de nouveaux objectifs cet été !

mardi 26 mai 2015

Ghost All Mountain Challenge (samedi)

Retour sur un superbe weekend dans l'Aveyron, à l'occasion de la première édition du Ghost All Mountain Challenge, nouvelle épreuve au format original : un enduro le samedi, et une poursuite XC le dimanche avec départs espacés en fonction du classement de la veille.

Le samedi matin le temps est encore bien couvert quand on s'élance du joli petit village du Rozier, pour la première liaison de l'enduro. Une jolie petite montée de 450m D+ par un joli sentier puis un peu de route puis un peu de pistes. Au départ de la première spéciale, je profite de mon petit dossard pour m'élancer sans attendre dans le froid. Ce premier chrono est sans grande difficulté technique : plusieurs sections de pédalage au début, puis un long passage en balcon (belle vue, oui j'en ai un peu profité), et un final plus cassant avec des épingles et pas mal de cailloux.


J'en finis en 17'45, ce qui me vaut environ le 160ème temps sur 320 partants. Pas mal avec mon "petit" vélo ! En effet je me suis assez rapidement rendu compte qu'on était très très peu nombreux au départ avec des purs vélos de XC, au passage je m'attendais à un peu plus de diversité. Après il faut quand même préciser que cette spéciale comportait pas mal de relances au début, et aussi que plusieurs concurrents se sont égarés et ont perdu beaucoup de temps... Enfin selon moi ça fait partie du jeu de lever un peu la tête, et de suivre les balises plutôt que les traces au sol.

En bas le soleil est arrivé et ne nous quittera plus. Ravitaillement, et puis liaison en remontant un petit col par la route. Pas désagréable, c'est même super joli. La fin de liaison est très chouette par un petit sentier montant plein de racines, que l'on refera aussi sur la troisième liaison, un de mes passages préférés de la journée, même si en montée...!


La deuxième spéciale, c'est déjà plus sérieux. De la pente, encore plus de cailloux, des marches, des passages un peu humides. Techniquement très dense, ça n'arrête pas. Mais peu piégeux, rien de caché, on peut bien anticiper, donc je parviens à tout passer sur le vélo sans trop de soucis, même si pas super fluide, surtout sur la fin quand ça commence à bien tirer dans les bras. Super content en tout cas. 9'25 au chrono et retour au Rozier pour une longue (environ deux heures !) pause déjeuner (très bon).


Et remontée vers la troisième et dernière spéciale au programme, dont le départ est très proche de la deuxième, donc la liaison on la connait. Encore un très beau tracé, je m'en sors pas trop mal, même si je passe à pieds sur quelques grosses marches "cachées" : on arrive, on voit pas ce qu'il y a derrière, donc on ralentit, et là c'est fini on peut pas passer sans élan. De toutes façons ça sert à rien de risquer d'aller se fracasser dans les pierres (oui, il y a décidément beaucoup de pierres dans ce coin).

Je me prends pourtant une belle chute à 100m de l'arrivée... en montée ! Léger talus à remonter, la roue avant qui se bloque je-ne-sais-pas-comment, vol plané au-dessus du vélo et atterrisage avec le bout du cintre dans le bas des abdos... et ben on le sent passer. Je finis à pieds, puis quan dça redevient facile remonte sur le vélo pour rejoindre le village et montrer ça aux secouristes. Bon, ça fait très mal mais ça n'a pas l'air grave, on verra demain si je peux rouler le XC.

Jusque là ce fut une super expérience cet enduro ! Certes j'avais pas le vélo idéal pour, mais ça passait quand même relativement bien et c'était super fun à rouler, et c'est encore le plus important quand on ne joue aucun classement. A noter aussi la super ambiance avec tout le monde au fil de la journée, c'est sympa de rencontrer d'autres types de pratiquants, même si au final on fait tous du VTT.


Quelques enseignements si j'y retourne l'année prochaine :
- ça n'aurait pas été du luxe : des plaquettes organiques, pour un peu plus de mordant, je pense que ça soulage un peu et qu'on fatigue un peu moins vite.
- ça aurait été plus prudent : des gros pneus renfoncés. Ceci dit mes Rocket Ron à 1100g la paire (soit quasiment le poids d'un seul gros pneu d'enduro !) n'ont pas bronché du weekend.
- côté entrainement : plutôt en forme physiquement, pas dépassé dans le technique, c'était bien. Mais le haut du corps a subi, les bras prennent cher dans les spéciales !

Toutes les photos proviennent du magnifique portfolio publié sur le site Enduro Tribe.

mardi 12 mai 2015

Le Rozier

Superbe weekend de VTT à l'occasion de la première édition du Ghost All Mountain Challenge. Beaucoup de choses à raconter bientôt...