lundi 27 août 2012

La Vercors Drôme

Samedi dernier j'ai participé à la Vercors Drômes, cyclosportive au départ de Romans-sur-Isère.

C'est à 8h que le départ est donné pour tout le monde, il fait déjà 24° mais ça va, c'est bien respirable.

Les vingt premiers kilomètres sont quasiment plats et très roulants, je reste bien à l'abri dans l'un des groupes qui se sont naturellement formés. On ne roule pas très vite, et je me dis que j'aurais peut-être dû essayer de partir un peu plus vite pour intégrer un groupe plus en avant. Mais bon finalement ce seront autant de forces économisées pour la suite. Je n'ai jamais parcouru autant de kilomètres d'un coup donc je préfère partir très prudemment.

Arrivés à Combovin c'est le début de la première difficulté : le Col des Limouches. Toute la première partie de l'ascension se fait sur une agréable petite route pas trop pentue, bien roulante, avec déjà des points de vue magnifiques sur les alentours ! Il ne fait pas chaud, je monte à mon rythme tout en dépassant quelques concurrents. Bref, c'est bien. Je rattrape et dépasse Hervé qui n'a pas l'air au mieux, Olivier et Alain eux sont déjà loin devant, mais finalement tout le monde parviendra à rallier l'arrivée et c'est bien le principal !

Une note négative pour moi à ce moment, car mon compteur s'arrête, impossible de le redémarrer... je vais devoir gérer toute la cyclo sans savoir où j'en suis en terme de kilomètres, temps écoulé, dénivelé, etc... heureusement, j'ai avec moi un petit imprimé du profil qui va bien m'aider dans les heures à venir.


La bifurcation entre les deux parcours se fait au Col Jérôme Cavalli (qui est plus un lieu-dit qu'un vrai col). Comme prévu je pars à gauche sur le 140km. Après encore quelques courts mais difficiles passages bien pentus on bascule dans la courte descente des Limouches avant de remonter le Col de la Bataille à partir de Léoncel.

Si le bas est difficile (2km à environ 8%), cela devient plus facile par la suite et les petites bornes blanches sur le bord de la route défilent vite, avec le compte-à-rebours des kilomètres jusqu'au sommet. Le dernier kilomètre est même descendant ! C'est là que je me fais rattraper par deux missiles, l'un deux me fait signe de prendre sa roue, j'y parviens pendant quelques centaines de mètres et puis je les laisse filer dans la descente. La vue au sommet est impressionnante, je le passe au ralenti pour bien en profiter.

Sommet du Col de la Bataille
Suivent ensuite une succession de courtes descentes/montées, assez usantes, jusqu'au mini Col de l'Echarasson, dont la descente est très étroite, et assez intéressante techniquement.

Ensuite on dévale très rapidement vers St-Jean-en-Royans, où on se prend un gros coup de chaud sur le casque, avec environ 35° au bas de la dernière difficulté : la longue remontée vers le Col des Limouches, de ce côté c'est quasiment 25km à environ 4 ou 5% de moyenne. Ici la difficulté tient évidemment beaucoup plus de la longueur que de la pente en elle-même. J'ai déjà fait toute la descente tout seul, il en sera de même pour la montée (environ 1h30) et tout le retour vers l'arrivée. Le dernier ravitaillement à quelques kilomètres su sommet est bien réparateur, je finis le col assez rapidement et bascule dans la descente en pleine confiance. Je soigne les nombreux virages en épingle, je les passe de mieux en mieux !

La fin de la descente est agrémentée de quelques petites remontées qui paraissent bien longues... et puis j'en finis en 5h52, bien fatigué. Cela me vaut le brevet d'argent au barème des brevets cyclo, et une 160ème place au classement général (sur presque 300 partants je crois, les résultats ne sont pas encore publiés).

Le paysage vers Bouvante
Ce fut une superbe journée de vélo, dans une superbe région, sur de superbes petites routes bien épargnées par la circulation. Et bien sûr un superbe weekend avec les copains avec qui on avait fait le déplacement. Je n'ai aucun point de comparaison, mais comme ça j'ai trouvé l'épreuve bien organisée : les signaleurs, les ravitaillements... rien à signaler.

Le parcours ne comprend pas de réelle grosse difficulté, mais ce sont les enchainements sur la longueur qui sont difficiles ! Car au final, ce sont tout de même presque 2800m de dénivelé positif cumulé qu'il a fallu franchir pour rallier l'arrivée.

Bref, cette cyclo fut une belle expérience, à renouveler à l'occasion...

jeudi 23 août 2012

Vosges : Le Climont par le col d'Urbeis

Dernière sortie (mardi) de ce séjour dans les Vosges, cette fois je pars pour une boucle d'une cinquantaine de kilomètres.

48km, 560m D+


Après quelques kilomètres quasi plats, j'entame les pentes du col d'Urbeis (602m). En fait, celles-ci n'excèdent jamais les 5% et je monte tout sur le grand plateau (en 50x19). Super sensations dans cette côte, avec de nombreux virages, je me concentre sur des trajectoires tendues pour aller le plus vite possible (alors qu'en général, en montée on a plutôt tendance à aller chercher les extérieurs qui sont moins pentus). Je recommande vivement cette petite ascension, modeste mais pourtant très grisante.


En passant le col j'entame un nouvel aller-retour Lorraine/Alsace, avec cette fois une incursion dans le Bas-Rhin.


Curieusement c'est à partir du col que ça monte vraiment ! Pas très longtemps, mais c'est sensiblement plus pentu (petit plateau obligatoire cette fois). Tout droit la route redescend vers Urbeis, mais je prends à gauche pour me diriger vers le Climont. Au passage j'apperçois une jolie petite route qui descend vers la droite : après étude de la carte, je vois qu'en descendant le col (tout droit au lieu de prendre à gauche), plus bas on peut ensuite prendre cette route pour remonter vers le Climont. Je garde en mémoire cette variante qui semble rajouter une belle côte sur une belle route toute neuve.

En rouge ma trace, en bleu la variante
Arrivée sur le Climont
La descente me conduit ensuite au col de la Salcée. Je prends à gauche, suite de la descente vers Bourg-Bruche, et courte remontée vers Saales. Et longue descente pour le retour, sur route large et rapide, à ne pas faire en montée car il y a un peu de circulation sur ce bout de nationale. Mais en descente ce n'est pas gênant, dans les virages je distance d'ailleurs assez nettement un camion qui était sur le point de me dépasser juste avant de basculer. Bien sûr je me fait reprendre sur le plat ! Mais il est vite temps de bifurquer sur les petites routes du retour, satisfait de cette sortie bien rythmée (27.6km/h de moyenne).

Voilà pour ce séjour dans les Vosges, maintenant place à la Vercors Drôme samedi prochain !

mercredi 22 août 2012

Vosges : Coup de chaud sur les routes de l'Ormont...

Dimanche, il faisait vraiment trop chaud pour rouler !
32.7° de moyenne sur la sortie, et des pointes à 36°...

Je tente quand même le coup, on sait jamais. Et bien le soleil, ainsi que les efforts de la veille, ont eu raison de moi : plus ça allait et moins j'allais vite... je finis par écourter la sortie pour rentrer à l'économie, quasiment au ralenti ! Au retour, 2h15 de roulage pour à peine une quarantaine de kilomètres.

42km, 750m D+


Tout de même un petit col franchi, le col des Raids, déjà passé deux jours plus tôt, mais cette fois par l'autre côté (depuis St-Jean-d'Ormont, 4km à 4% au plus fort de la pente).

Le col des Raids (un clic sur l'image pour la voir en grand)

lundi 20 août 2012

Vosges : Route des Crêtes

Samedi je me suis lancé dans une sortie beaucoup plus longue, avec pour objectif de parcourir une partie de la route des Crêtes des Vosges. Voici donc le récit de ma plus plus difficile sortie route à ce jour (j'avais déjà parcouru plus de kilomètres d'un coup, mais jamais autant de dénivelé).

105km / 1840m D+

Peu après mon départ je m'approche du col de Mandray, que j'avais déjà parcouru dans l'autre sens. J'y avais ramené la photo en fond de ce blog. De ce côté, c'est tout d'abord un long faux plat, avant la vraie montée qui fait environ 2km à 5%. C'est plus usant que difficile, car pour une fois la route est bien roulante.
De l'autre côté, je redescend sur Fraize, traverse Plainfaing, et me dirige vers le Valtin.

Le Valtin
Le Valtin, vers le Collet
Au total 18km de faux plat et de montée pour arriver au col de la Schlucht. Si le début est facile, à partir du Valtin les pentes entre 7 et 8% pendant 3km font vraiment mal. La route est toute droite, c'est interminable ! Arrivé au Collet, c'est gagné, mais que d'efforts...

La photo au col. Un verre en terrasse, remplissage des bidons, et c'est parti sur la route des crêtes. La Chaume du Tanet, le Gazon Martin, Gazon de Faîte, tout ce passage est vraiment magnifique, avec en plus très peu de circulation. J'arrive à la station de Lac Blanc où les bikers VTT arrivent en télésiège avant de dévaler les descentes. Je suis déjà venu skier ici, mais c'est toujours difficile de faire la correspondance entre les souvenirs des pistes enneigées et les paysages d'été !

Route des Crêtes
Route des Crêtes
Station du Lac Blanc
Suivent ensuite une série de cols reliés entre eux par leurs sommets : col du Calvaire, col du Louschbach, col du Bonhomme, col du Pré de Raves, col des Bagenelles... Je les passe, sans pour autant pouvoir dire que je les ai grimpés ! Mais la route est loin d'être toute plate, je pense notamment à une rampe très sévère peu après le col du Bonhomme. La récompense arrive juste après avec la vue panoramique vers la vallée côté alsacien.

La descente du col des Bagenelles est superbe, rapide, et j'arrive rapidement à Ste-Marie-aux-Mines, où il est possible de visiter les anciennes mines d'argent. Il doit y faire un peu plus frais que dehors, j'ai d'ailleurs oublié d'évoquer la chaleur du jour (30° de moyenne sur la sortie, avec des pics à 36°), pas très gênante, mais forcément usante sur la longueur. Au total j'ai dû boire l'équivalent de 5 ou 6 bidons !

Vue vers le côté alsacien

La descente des Bagenelles vers Ste-Marie-aux-Mines (au fond)
La remontée du col de Ste-Marie pour repasser du côté vosgien est terrible... En plus d'être très pentue, on reste littéralement scotché sur la route. Je me traine à 10km/h tout au long de l'ascension et arrive en haut complètement tétanisé sur le vélo.
Arrivé en haut, il ne reste plus qu'à descendre et à rentrer à la maison, par les petites routes... et toujours sous le soleil !

Dernière photo juste avant d'arriver !

dimanche 19 août 2012

Vosges : autour de l'Ormont (route)

De séjour dans le département 88, j'y ai cette fois emmené mon vélo route, et voici le descriptif de ma première ballade, qui a eu lieu vendredi en début de soirée. Parcours composé majoritairement de petites routes forestières quasiment désertes.


35km, 550m de dénivelé positif, et deux petits cols :
- le col d'Hermanpaire (608m) depuis la Petite-Fosse : 2.7km à 4.6% de moyenne.
- le col des Raids (525m) depuis Robache : la vraie partie montante fait 2km à 5.8% de moyenne.


Petite mise en jambes donc, et retrouvailles avec ces routes assez difficiles, au rendement souvent extrêmement faible. Je dois ajuster mon dérailleur avant qui frotte un peu quand je suis "tout à gauche". En région parisienne ça n'arrive pas souvent, mais ici le bruit peut vite devenir très agaçant ! Je dois profiter de ce séjour pour m'habituer à beaucoup rouler sur ce petit plateau, et essayer de trouver un coup de pédale pour bien gérer les ascensions. Même si elles ne sont pas longues, c'est déjà bien plus que ce dont j'ai l'habitude depuis quelques mois. Accessoirement, cela me fera une petite préparation à la Vercors Drôme...

vendredi 17 août 2012

Fractionné à Longchamp

Jeudi midi j'ai profité de ma pause pour aller faire une petite séance à Longchamp. Je n'avais pas beaucoup de temps à ma disposition, j'en ai profité pour re-tenter ma séance de fractionné du 8 mai dernier (voir message). Cette fois le compteur était bien programmé, et j'ai enfin pu accomplir les exercices en entier.

Sur neuf blocs de 5 minutes, on commence par du 40"/20", puis du 30"/30", et enfin du 20"/40".
Concrètement, cela donne les intervalles ci-dessous (chaque ligne fait 5 minutes).

40"/20" - 40"/20" - 40"/2'20"
40"/20" - 40"/20" - 40"/2'20"
40"/20" - 40"/20" - 40"/2'20"
30"/30" - 30"/30" - 30"/2'30"
30"/30" - 30"/30" - 30"/2'30"
30"/30" - 30"/30" - 30"/2'30"
20"/40" - 20"/40" - 20"/2'40"
20"/40" - 20"/40" - 20"/2'40"
20"/40" - 20"/40" - 20"/2'40"

Quelques remarques sur cette séance :
- c'est difficile !
- quand on arrive aux section 20"/40", on se dit que ça va être plus facile, et bien pas tant que ça, car avec l'accumulation des efforts précédents la récupération est de moins en moins évidente.
- au total 45 minutes pendant lesquelles les pulsations ne descendent pas beaucoup.

Pour résumer, c'est une séance à la fois difficile (donc certainement bénéfique), mais progressive donc tout à fait supportable, l'avantage étant qu'avec les temps de récupération qui augmentent on arrive à maintenir des hautes intensités assez longtemps.

mardi 14 août 2012

À boire et à manger

Dans un commentaire d'un message précédent, Yann me demandait si je suis un programme d'alimentation particulier lors de mes sorties. Comme ma réponse commençait à devenir assez longue, je me suis dit que cela ferait plutôt l'objet d'un billet du blog plutôt que d'une réponse en commentaire.

Effectivement l'alimentation et l'hydratation sont deux points très importants, et ce d'autant plus que les sorties sont longues et intenses. Pour autant je n'ai aucune recette originale à proposer, je m'en tiens à quelques principes de base, tels que boire souvent et avant d'avoir soif, ou manger régulièrement pour éviter de subir une hypoglycémie.

  • Sorties courtes (moins de 1h30-2h, par exemple un soir à Longchamp) :
    Je prends juste un bidon d'eau et si nécessaire je refais le plein à un des points d'eau autour du circuit.
  • Sorties longues (3h-4h) :
    Plutôt que de l'eau plate j'emporte une boisson isotonique, le plus souvent à base de poudre ou de sirop. Après quelques essais j'ai fini par en trouver dont le goût passe toujours bien même après quelques heures, et sans problème de digestion. Et en plus j'emporte des petites barres de pâtes de fruits ou de céréales, pâte d'amande, banane, compote à boire... J'essaie de varier mais en ce qui me concerne le plus simple est souvent le mieux.
  • Sorties très longues (5h, 6h et plus...)
    Dans ce cas je prévois un peu de salé (mini sandwiches), car après des heures à avaler du sucré cela ne donne plus du tout envie. Cela n'est pas forcément aussi efficace, mais ça fait du bien psychologiquement.

Après quelques expériences diverses et variées, je sais maintenant que pour éviter l'hypoglycémie j'ai besoin de manger une petite portion toutes les 40 minutes environ. Mais c'est une moyenne, cela peut beaucoup varier en fonction du type d'efforts, route ou vtt, de la forme du jour, de la difficulté du parcours, de l'intensité de l'effort, des conditions météo, de la température, de l'âge du capitaine, de la phase lunaire...! Je pense que le plus important est d'apprendre à bien se connaître, et de tirer les leçons de ses erreurs.

Voilà pour le "pendant"... mais il est tout aussi important de savoir comment bien manger avant, ou juste après (notamment dans le cadre de courses à étapes)... et bien sûr au quotidien. J'en profite pour mentionner une page à lire ("Alimentation en endurance") qui aborde tous ces sujets de manière beaucoup plus complète et généraliste.